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La FIQ ne lâchera pas le morceau sur les augmentations salariales

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Simon Clark/Agence QMI

Le syndicat des infirmières a annulé sa grève des heures supplémentaires obligatoires prévue ce week-end pour donner la chance au gouvernement Legault de présenter une offre pour améliorer leurs conditions de travail. Mais il n’entend pas pour autant jeter du lest sur ses demandes salariales.

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La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) en a fait l’annonce vendredi en disant accepter la main tendue de la présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel, la veille.

La déclaration de Sonia LeBel sur sa volonté de vouloir régler la surcharge du travail semble avoir convaincu les délégués des deux organisations syndicales à surseoir à leur mouvement de protestation.

«Nous acceptons de bonne foi sa main tendue et si [la présidente du Conseil du trésor] a vraiment bien saisi le message des professionnelles en soins, on espère que cela se traduise dans quelques heures à la table de négociation», a indiqué Nancy Bédard, présidente de la FIQ, par communiqué, vendredi.

«La présidente du Conseil du trésor devra concrétiser rapidement ses engagements, car notre patience sera de courte durée», a-t-elle averti.

En entrevue, cette dernière a précisé que les négociateurs de la FIQ devaient être informés dans les prochaines heures de la nouvelle proposition du gouvernement. S’en suivra un blitz de négociations jusqu’au 2 novembre prochain.

Et même si le premier ministre François Legault a déjà fermé la porte à des augmentations salariales au-delà de l’inflation pour les professionnels en soins, Nancy Bédard n’entend pas pour autant lâcher le morceau de ce côté.

«Notre priorité, c’est vraiment de changer les conditions de tous les jours des professionnelles en soins. Ça, c’est notre priorité et elle est fondamentale, mais par la suite, on a quand même des demandes salariales, donc j’ai demandé à la ministre de continuer d’analyser», a-t-elle expliqué.

De son côté, Sonia LeBel a dit se réjouir que la FIQ ait accepté la main tendue et souhaite poursuivre les négos.

«Nous sommes déterminés à poursuivre nos discussions et trouver ensemble des solutions pour améliorer les conditions de travail des infirmières», a-t-elle écrit sur Twitter, vendredi.

Dans le communiqué de la FIQ, le trésorier et coresponsable de la négociation, Roberto Bomba, a souligné que «les gestionnaires imposent de manière outrancière le travail forcé qu'est le temps supplémentaire obligatoire. [...] Nous poursuivrons notre bataille pour que cette méthode de gestion disparaisse du réseau de la santé».

Des infirmières et inhalothérapeutes ont lancé des actions coup-de-poing, ces derniers jours, en bloquant notamment les ponts de Québec et Jacques-Cartier, à Montréal, pour crier leur ras-le-bol et dénoncer leur épuisement dû aux heures supplémentaires.