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Un homme attaque sa présumée victime au palais de justice

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Photo Fotolia

Un homme qui se représentait seul dans un dossier de voies de fait au palais de justice de Québec, vendredi, a violemment attaqué sa victime qui venait de finir de prendre la parole. 

Bruno Beauchemin, 59 ans se trouvait à la table habituellement occupés par les avocats de la défense.  

Prenant place à la barre des témoins, la victime de Beauchemin, soit la sœur de ce dernier, s’est adressé à la juge Rachel Gagnon, tout en étant guidée par la poursuivante, Me Franceline Lamoureux Auclair.  

Une fois cette étape terminée, comme il en va du droit de la défense, Beauchemin a eu la permission de poser certaines questions. Toutefois, plusieurs barèmes avaient été élaborés par la présidente du Tribunal quant à la nature des questions que l’homme pouvait poser. 

Quelques minutes avant d’attaquer sauvagement sa sœur, Beauchemin, la voix fébrile, se défendait toujours des gestes qu’il a commis il y a deux ans, pour lesquelles il a été trouvé coupable et qui émanaient d’une chicane concernant la gestion de la curatelle de leur mère.  

« C’est pas arrivé comme ça... comme un cheveu sur la soupe en disant : madame démarre le bal en déchirant un papier pis le bordel pogne dans maison...», a-t-il dit avant de se faire signifier par la magistrate qu’il ne s’agissait pas là d’une «question permise» par le Tribunal.  

« Je ne peux pas lui poser une question pour lui demander le mobile de tout ça», a alors demandé Beauchemin, ce à quoi la juge a répondu non. 

Par la suite, pendant une trentaine de secondes, l’homme s’est mis à respirer très fort jusqu’à ce que la présidente du Tribunal lui demande s’il avait d’autres questions pour la dame.  

Puisque l’homme a répondu par la négative, la juge Gagnon a demandé au témoin de regagner sa place dans la salle. C’est à ce moment que Beauchemin, sans crier gare, s’est élancé vers sa victime armé d’un stylo. 

Selon les informations obtenues par le Journal, de nombreux coups ont été portés au haut du corps et à la tête de la dame qui s’est mise à hurler pendant que les constables spéciaux présents dans la salle ont couché l’accusé au sol pour le maitriser.  

Ensanglantée à la tête, la victime a été conduite à l’hôpital pour y soigner ses blessures alors que Beauchemin, lui, a pris le chemin de la détention. Il devrait comparaître cet après-midi pour faire face à de nouvelles accusations.