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Concept de «bulle»: manifestation devant les bureaux du ministre Roberge

Agence QMI

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Des employées en soutien scolaire ont manifesté samedi devant le bureau de circonscription du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, pour lui demander entre autres de revoir le concept de «bulle», qu’ils jugent inapplicable.

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«[M. le ministre], passez seulement 30 minutes dans un service de garde en milieu scolaire, vous réaliserez alors que vous portez des lunettes roses et que vos bulles sont irréalistes», a décrié par communiqué Marie-Claude Éthier, présidente du Conseil national du soutien scolaire (CNSS) du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB).

Le syndicat, affilié à la FTQ, a indiqué que des dizaines de leurs membres s’étaient donné rendez-vous devant le bureau de comté du ministre Roberge, à Chambly, en Montérégie.

Le SEPB juge que les différents corps de métier en soutien scolaire sont les grands oubliés de la pandémie, déplorant le manque de personnel et la surcharge de travail, entre autres.

«Des employé-es qui sont quotidiennement en contact avec les élèves ainsi qu'avec le virus et qui tiennent le système à bout de bras, et ceci sans avoir reçu de prime COVID, même lors de la mise en place des services de garde d'urgence», a rappelé Mme Éthier, alors que son syndicat est présentement à la table de négociation avec le gouvernement.

Les services de garde d’urgence auxquels elle fait référence avaient été mis en place pendant la première vague pour les parents qui travaillaient dans les services essentiels et qui ne pouvaient garder leurs enfants à la maison. Tant des éducateurs que d’autres professionnels du milieu scolaire y travaillaient.

Quant au concept de «bulle», il a été adopté par le ministre Roberge pour permettre la reprise des cours en septembre dernier, tout en évitant de propager le virus. Chaque classe est censée former une bulle et idéalement les élèves ne doivent pas être en contact avec ceux des autres bulles.