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Conflits entre pêcheurs en Nouvelle-Écosse : Ottawa nomme un représentant spécial

Agence QMI

Homard

Photo d'archives, Reuters

Allister Surette a été nommé représentant spécial vendredi soir par le gouvernement canadien, afin de faciliter le dialogue dans le conflit entre les pêcheurs autochtones et commerciaux de Nouvelle-Écosse.

Le représentant spécial fédéral est attendu pour rencontrer dans les prochains jours la communauté micmaque de Nouvelle-Écosse et les pêcheurs de l’industrie du homard commercial. 

Il échangera également avec les dirigeants autochtones et les pêcheurs commerciaux d’autres régions atlantiques, dont ceux de la Gaspésie. 

« Je me réjouis de créer un forum pour un dialogue respectueux, afin qu’ensemble, nous puissions aller de l’avant », a déclaré M. Surette dans un communiqué diffusé vendredi soir. 

Le représentant devra également produire des recommandations pour le ministère des Pêches et Océans et celui des Relations Couronne-Autochtones afin de résoudre le conflit. 

« Les pêcheurs commerciaux et autochtones pêchent côte à côte depuis des décennies, et nous devons continuer à le faire. Vous avez partagé les quais, et nous devons trouver un moyen de partager également les ressources », a déclaré Bernadette Jordan, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne. 

M. Surette, actuellement recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne (Nouvelle-Écosse), avait déjà été nommé facilitateur dans deux autres conflits : entre les pêcheurs de hareng et les gouvernements de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick en 2003, ainsi qu’entre les pêcheurs au homard de l’Île-du-Prince-Édouard et des Îles-de-la-Madeleine en 2006. 

Le gouvernement canadien a précisé dans son communiqué que cette nomination ne remplacera pas les négociations entamées entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations. 

« Nous continuons à travailler avec les communautés Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse, notamment grâce aux tables rondes sur la reconnaissance des droits autochtones, dans le cadre de conversations de Nation à Nation, pour mettre en œuvre les droits issus des traités, et leurs visions de l’autodétermination », a ajouté la ministre des Relations Couronne-Autochtones Carolyn Bennett.