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Médicaments: nouvelle réglementation afin de mieux contrôler les hausses de prix

Agence QMI

Studio shot of medical pills on blue background

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Face à la flambée des prix dans les dernières années, l’organisme fédéral censé réguler les coûts des médicaments brevetés a revu ses barèmes pour encadrer l’industrie pharmaceutique.

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Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB) a publié vendredi ses nouvelles lignes directrices, qui s’appliqueront dès le début de 2021.

Dès lors, il y aura un «processus de sélection initial» afin d’identifier les produits susceptibles de connaître une envolée des prix, soit parce que le traitement est coûteux, soit parce que le médicament en question est destiné à un grand marché.

Le CEPMB a aussi fait savoir qu’il allait tenir compte des prix en vigueur dans d’autres pays développés avant de fixer le coût plafond ici. Le Japon, l’Australie et plusieurs pays européens seront pris en considération, mais pas les États-Unis, peut-on lire dans le communiqué.

L’organisme fédéral dit en être arrivé à ces nouvelles lignes directrices après cinq années de travaux, dont deux intensives lors desquelles tous les acteurs de l’industrie ont été consultés. Cette révision était rendue nécessaire à la suite de changements apportés par Santé Canada à ses règles en 2019.

Selon le gouvernement fédéral, le Canada est le troisième pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) où on paie les médicaments le plus cher. Évidemment, cette situation est largement attribuable aux médicaments brevetés, qui sont soumis au régime du CEPMB.

Les médicaments génériques, eux, ont plutôt suivi la tendance inverse. Entre 2007 et 2019, le prix des produits génériques a baissé de 60 % en moyenne au Canada, toujours selon des données provenant du CEPMB.