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Mouvement de solidarité envers les itinérants

TVA Nouvelles

Avec la pandémie, le nombre de personnes qui se retrouvent en situation d'itinérance a pratiquement doublé à Montréal. 

Les ressources pour leur venir en aide ne suffisent plus à la demande et une dame a décidé de s'impliquer pour leur apporter un peu de réconfort. Depuis huit semaines, Diane Gervais travaille avec des organismes pour fournir des repas à plus d'une centaine de personnes. Elle déplore que l'administration municipale et la Croix-Rouge ne s'impliquent pas plus pour aider les itinérants.

«Il manque de bouffe, ça, c'est clair. Oui, il y a trop de monde. La demande est trop grande. Ça brise le cœur. Tu es obligée de dire non à quelqu'un qui n’a pas de bouffe.»

Au début de la pandémie, la Croix-Rouge assurait une présence, grâce au fonds débloqué par la Ville de Montréal. Mais là, plus rien.

«La première vague, c'était une priorité. La deuxième vague, ça a l'air que les dépenses ne sont pas décaissées. Donc, on se questionne. Pourquoi est-ce que ce n’est pas décaissé à la deuxième vague?», affirme Benoit Langevin, conseiller municipal pour Ensemble Montréal.

Pour l'instant, le temps automnal permet d’offrir des services à l'extérieur, mais plus il fait froid, plus l'hiver approche, plus les instigateurs se demandent ce qui va se passer.

«Il manque le capitaine dans le bateau. Il n’y a personne à part monsieur Langevin de la Ville qui se pointe. On ne sait rien!», déplore Diane Gervais.

Le ministre délégué aux Services sociaux, Lionel Carmant, dit prendre la situation très au sérieux. Son cabinet promet d'ailleurs que des mesures d'urgence hivernales devraient être annoncées très bientôt pour aider la Ville de Montréal à gérer cette crise hors du commun.