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Olaf fait son grand retour dans «Once Upon a Snowman»

Isabelle Hontebeyrie

Prénommé Olaf, le fort rigolo bonhomme de neige de «La reine des neiges» et sa suite est devenu partie intégrante de la culture populaire. Espérons seulement que son retour dans le court-métrage «Once Upon a Snowman» présenté chez Disney+ ne signale pas l’arrivée de la neige!

Olaf est né en 2013, lors de la sortie du film d'animation «La reine des neiges». L’adorable bonhomme de neige créé par Elsa possède une habileté incroyable, celle de pouvoir se «démembrer» à volonté. «Pendant le développement [du film], nous l’avons modifié tellement de fois, expliquait Jennifer Lee, coscénariste et coréalisatrice des deux volets de "La reine des neiges" au moment du tournage. Nous avons conçu Olaf dès que nous nous sommes demandé comment pensait un bonhomme de neige.»

La création

«J’ai commencé à écrire Olaf comme s’il était un garçon préadolescent, âgé de 12 environ, qui est enjoué, direct, plus sophistiqué qu'un petit garçon, mais toujours innocent. Puis Josh Gad est arrivé [pour le doublage] et nous avons décidé de laisser libre cours à notre imagination dans la scène où Anna et Kristoff le rencontrent pour la première fois. Nous nous sommes bien amusés en découvrant exactement qui est Olaf. C'était parfait. Nous n'avons jamais réenregistré cette scène. Il y a quelque chose de poignant et d’émotif chez Olaf, ce qui le rend naturellement drôle», d’ajouter Jennifer Lee.

Techniquement, «pour l’équipe d’animation, Olaf était comme un gigantesque coffre à jouets, soulignait Chris Buck, coscénariste et coréalisateur des deux volets de «La reine des neiges», il y a sept ans. Il est composé de trois boules de neige qui peuvent se désassembler et se rassembler de différentes manières. Ses yeux peuvent bouger, son nez peut glisser. Ses bras faits de branches peuvent se détacher. Les animateurs pouvaient tout faire avec lui.» Et ils ne s’en sont pas privés, développant un logiciel appelé Spaces pour le désarticuler ainsi qu’un autre nommé Flourish, et entièrement créé par les équipes de Disney, qui permet d’ajouter de minuscules mouvements au personnage, comme les tremblements des brindilles qui ornent la tête d’Olaf.

Trois ans plus tard

Après «Frozen Fever», court-métrage diffusé en salle avant «Cendrillon» en 2015 et «L'aventure givrée d'Olaf», un autre court-métrage sorti en 2017 avant «Coco», Olaf poursuit son évolution dans «La reine des neiges 2» en 2019. Il ne fond plus au soleil, Elsa l’ayant enrobé d’une couche de permafrost et le sympathique personnage peut désormais profiter des joies de l’été. De plus, il mûrit. «Il est rempli de questionnements. Il regarde la vie, la mort, l’existence en général, un peu comme le ferait un enfant, mais de la manière qui lui est propre», indiquait Jennifer Lee à l’époque.

Olaf, doublé chez nous par Marc Labrèche, a également droit à la chanson «Quand je serai plus grand» afin d’illustrer son évolution. «Il est séparé du reste des personnages et entre en contact avec tous les esprits de la forêt: la terre, le vent, le feu et l'eau. Il ne peut pas donner un sens à ce qu’il voit», a commenté Tony Smeed, directeur de l’animation pour le deuxième long métrage.

Et maintenant...

Avec «Once Upon a Snowman», les studios Disney proposent désormais aux cinéphiles et fans d’Olaf d’en découvrir plus sur son enfance. Sans divulgâcher quoi que ce soit, on découvre Olaf en train de choisir les composantes de son apparence physique. Coréalisé par Trent Correy, le superviseur de l’animation du bonhomme de neige pour «La reine des neiges 2», le court-métrage raconte aussi la manière dont Olaf essaye de se trouver un prénom.

«Once Upon a Snowman» est disponible chez Disney+.