/news/society

Pénurie de personnel dans un CPE de Val-d'Or

TVA Nouvelles

Un centre de la petite enfance de Val-d'Or doit refuser des enfants en raison d'un manque de main-d’œuvre. Une situation qui ne serait pas unique au Québec.

• À lire aussi: CPE: 3500 places non subventionnées converties

«On le voit, il y a des groupes qui commencent à fermer. C'est très inquiétant, ce qui se passe au Québec», souligne Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ

Seize enfants ne pourront pas fréquenter le CPE Vallée des Loupiots de Val-d'Or pour les deux prochaines semaines. Et ce n'est peut-être que le début d'une nouvelle triste réalité.

«J'espère qu'on n'ira pas jusqu'à fermer des CPE, mais évidemment, on peut s'attendre à ce qu'il y ait des CPE qui, un bon matin, doivent réduire le nombre de groupes en raison du manque de personnel. Là actuellement, on a vraiment besoin que le ministère de la Famille nous aide énormément, fasse des campagnes de promotion, et nous aide aussi au niveau des conditions à offrir à nos éducateurs, éducatrices», affirme Francine Lessard, directrice générale du Conseil québécois des services éducatifs en petite enfance.

En mai dernier, devant l'urgence de la situation, le ministère de la Famille adoptait un arrêté ministériel pour faire passer le ratio d'éducatrices formées de deux sur trois à une sur trois. Un décret qui ne semble pas avoir l'effet escompté. 

«D'année en année, il y a de l'épuisement, il y a des tâches supplémentaires et il n’y a jamais eu de coup de barre donné par le ministère de la Famille pour améliorer les conditions de travail. Donc, malgré que c'est un beau métier, un magnifique métier à faire avec les enfants, c'est très peu reconnu et valorisé, et très peu rémunéré, donc ce n’est pas attrayant pour de jeunes étudiantes», dit Valérie Grenon.

Avec la pandémie, la surcharge de travail se fait également sentir.

«Le moral des éducatrices, c'est un peu à plat. On est fatiguées, on travaille fort, on a des charges de travail, sans voir augmenter nos effectifs. Donc, on prend tout sur nos épaules. On travaille de plus en plus de la maison pour combler, remplir la documentation. Témoigne Geneviève Nantel, éducatrice au CPE Le Ptit Terminus.

Au cours des dernières années, il y a eu 26% moins d'inscriptions à la technique d'éducation à l'enfance.