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Une élection pas comme les autres en Colombie-Britannique

TVA Nouvelles

C’est ce samedi que les citoyens de la Colombie-Britannique étaient appelés aux urnes pour élire un nouveau gouvernement après une campagne électorale bien particulière, qui s’est déroulée en pleine pandémie de COVID-19.

L’élection, déclenchée le 21 septembre dernier par le gouvernement néodémocrate minoritaire de John Horgan, a été la deuxième à se dérouler dans un contexte pandémique au Canada, après celle survenue au Nouveau-Brunswick.

«La campagne électorale s’est déroulée de façon un peu étrange en ce sens qu’on ne peut pas avoir de grands rassemblements ou de grandes foules», souligne la professeure en Études politiques de l’Université d’Ottawa, Geneviève Tellier.

La COVID-19 a sans surprise convaincu les électeurs de se tourner vers le vote par anticipation. Ainsi, plus de 680 000 personnes se sont exprimées avant la journée de l’élection.

Les néo-démocrates bien positionnés 

La gestion de la pandémie a également été au cœur de la campagne électorale. M. Horgan a d’ailleurs promis aux familles britanno-colombiennes dont le revenu annuel est inférieur à 125 000 $ un chèque de 1000 $ pour faire face à la crise.

Et les sondages laissent croire que le chef néodémocrate pourrait bien remporter son pari et obtenir la majorité qu’il espérait au déclenchement de l’élection, indique Mme Tellier. La question, dit-elle, est de savoir qui sera le plus grand perdant.

«Est-ce que c’est le Parti libéral, qui est plus à droite, ou est-ce que c’est le Parti vert, qui a fait élire historiquement trois députés lors de la dernière élection? C’est ce qui n’est pas clair et qu’on va surveiller dans les résultats», mentionne la professeure.