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Le Village de Montréal veut se refaire une beauté

TVA Nouvelles

Le Village de Montréal n'est plus ce qu'il était et la pandémie a donné un coup dur à ce quartier déjà aux prises avec des problèmes socioéconomiques, mais la communauté a bien l’intention de renverser cette tendance.

Durant l’été, le plus grand village 2SLGBTQ+ au monde attire des millions de visiteurs et de touristes, mais depuis quelques années, cette effervescence est en déclin. La pandémie n'a fait qu'accélérer cette dégradation au cours des derniers mois dans le Village. 

Devant cette situation, l'équipe de développement commercial du Village de Montréal a déposé un manifeste pour la vitalité socioéconomique du quartier, basé sur un rapport ethnographique assez révélateur.

«On a creusé ça en profondeur et on a identifié des priorités. Le sentiment de sécurité n’est pas au rendez-vous dans le Village. Toutes les clientèles 2SLGBTQ+ ont un fort sentiment d’appartenance avec le Village, mais, malheureusement, plusieurs de ces personnes-là viennent et se sentent mal accueillies et mal représentées», détaille JP Loignon, le président du conseil d’administration du Village de Montréal.

La cohabitation avec les personnes en situation d’itinérance est particulièrement difficile et la situation a été exacerbée par la crise sanitaire.

«C’est un problème complexe et ça prend des ressources spécialisées», note-t-il.

«Il y a des éléments qui relèvent du gouvernement du Québec, indique de son côté la députée solidaire de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé. On a beau avoir une communauté qui est prête à se prendre en main, l’un des premiers défis c’est la cohabitation et il y a des gens dans le quartier qui ont besoin d’aide et d’accompagnement.»

Sur le plan économique, le Village n’a pas été épargné au cours des dernières années. Avec la pandémie de COVID-19, ce n’est pas plus facile pour les commerçants, si bien qu’une quarantaine de locaux sont actuellement à louer sur la rue Sainte-Catherine Est.

«Au-delà d’une vision commerciale de la rue Sainte-Catherine, il faut y voir un lieu de développement socioéconomique où l’inclusion est au cœur et où la diversité est honorée», plaide Mme Massé.

JP Loignon rappelle que 17 000 nouveaux résidents s’installeront prochainement dans le secteur et le Village de Montréal veut saisir cette occasion pour transformer positivement le visage du quartier.

«C’est très important pour nous de refaire notre mix commercial, d’avoir une offre qui est intéressante pour, oui, le touriste international, mais aussi d’avoir un milieu de vie local vibrant et intéressant qu’on a envie de fréquenter régulièrement», dit-il.