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Des propriétaires de gyms comptent rouvrir malgré les risques

Mélissa Fauteux | TVA Nouvelles

La prolongation jusqu'au 23 novembre de la fermeture des bars, restaurants, théâtres et autres établissements privés en zone rouge risque de déplaire à bien des commerçants, dont les propriétaires de gymnase.

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Ils étaient plus de 200 aujourd'hui à avoir assuré qu'ils comptaient défier les règles du gouvernement en rouvrant leur commerce dès jeudi. C’est une façon pour eux de faire comprendre au gouvernement qu'ils ne se considèrent pas comme des lieux d'éclosion et qu'ils contribuent plutôt au bien-être des gens.

Le propriétaire du Pro-Gym Drummond, Richard Poulin, fait partie de ceux qui adhèrent à cette coalition. «J'ai commencé déjà à informer mes clients en leur disant, "si vous voulez venir vous entraîner, je vais être là"», a-t-il déclaré.

Comme plusieurs, il ne comprend pas pourquoi ce service n'est pas considéré comme essentiel. Il est prêt à tout pour faire valoir son point.

«Qu'est-ce qu'on peut avoir de pire qu'une amende? Ils veulent faire quoi, nous emprisonner? La première fois, les salons de coiffure étaient fermés, ce n'était pas essentiel. Là c'est devenu essentiel, mais les gymnases eux, non», a-t-il ajouté.

Au Gymnase Drummond, on a toujours maintenu un minimum d'activité en offrant, entre autres, des cours sur le web.

Ici, on ne compte pas défier les mesures mises en place par Québec, mais son propriétaire François Deshaies s'interroge. «Tout le monde sait que l'activité physique c'est important, donc les gens ont besoin de bouger. C'est bon aussi pour le mental, mais en restant fermé, c'est sûr qu'il y a des gens qui en sont privés», a-t-il dit.

Depuis la première vague, les centres d'activités physiques ont dû mettre en place plusieurs mesures pour respecter la distanciation physique demandée par Québec. Les propriétaires se demandent donc pourquoi, en ce moment, ils ne peuvent accueillir des clients.

«Ce qui est difficile à comprendre, c'est qu'il y a des endroits, comme des magasins à grande surface, qui ne respectent même pas les mesures qu'on nous demandait, avant de nous fermer. C'est certain qu'on trouve ça difficile», a poursuivi M. Deshaies.

Cependant, les règles du gouvernement sont claires : si un gymnase décide d'ouvrir ses portes alors qu'il est situé en zone rouge, il s'expose à des amendes.