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Le comité de la santé enquêtera sur la réponse du gouvernement Trudeau à la COVID-19

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le comité parlementaire de la santé mènera une étude approfondie de la réponse du gouvernement Trudeau à la crise de la COVID-19, une motion ayant été adoptée en ce sens aux Communes lundi.

L'initiative conservatrice a été adoptée en Chambre avec le soutien des bloquistes et néo-démocrates. Les libéraux, qui s'y sont opposés, ont fait valoir que la divulgation de documents qu'implique la motion met en péril la capacité du Canada à s’approvisionner en équipement de protection individuelle et en doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus.

«Cette motion menace nos négociations, nos contrats et notre priorité première, comme gouvernement, de protéger les Canadiens de la COVID-19», a plaidé la ministre de l’Approvisionnement, Anita Anand, quelques heures avant le vote.

La motion conservatrice, adoptée à 176 voix contre 152, prévoit la divulgation de documents pour permettre au comité d’analyser, notamment, les processus d’approbation d’un vaccin et de tests de dépistage rapides.

Les libéraux estiment que des informations commerciales sensibles seraient ainsi dévoilées, ce qui découragerait les fournisseurs du Canada de maintenir leurs ententes d’approvisionnement avec Ottawa.

Aux dires de la ministre Anand, bien des intervenants de l’industrie ont exprimé des inquiétudes en ce sens, comme Manufacturiers et exportateurs canadiens et l’entreprise pharmaceutique Pfizer.

Les conservateurs nient que leur motion mine la capacité d’approvisionnement du Canada. «Au contraire, on a fait attention et on a spécifié qu’on ne veut pas nuire aux enjeux sensibles. Par contre, on doit savoir où on est rendu parce que, actuellement, il y a des retards incroyables», a rétorqué le député conservateur Pierre Paul-Hus.

Les bloquistes sont aussi d'avis que les craintes exprimées par les libéraux ne sont pas fondées et que ceux-ci ne cherchaient qu'une excuse pour ne pas avoir à rendre de comptes.

«Les libéraux, depuis le début, n’arrêtent pas de vouloir censurer, de vouloir camoufler la vérité avec des raisons qui n’ont aucune espèce de bon sens», a commenté le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien.

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