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Le milieu de la culture «s’y attendait»

Maxime Demers, Yves Leclerc et Maxime Demers, Yves Leclerc et Cédric Bélanger | Journal de Montréal

Julie-Anne Richard

Photo d’archives

Le milieu de la culture est déçu, mais pas surpris d’apprendre que le confinement partiel imposé dans les régions classées en zones rouges se prolongera pour encore quatre semaines. 

« C’est plate, mais ce n’est pas une surprise pour nous. On s’y attendait », a réagi le président des Cinémas Guzzo, Vincent Guzzo, après le point de presse du premier ministre, François Legault, lundi en début de soirée. 

« Ce qui me dérange aussi, c’est qu’on ne sait toujours pas à quel moment on va pouvoir rouvrir. M. Legault a dit que c’était jusqu’au 23 novembre, mais qu’il va réévaluer la situation dans deux semaines. Mais nous, on a besoin de le savoir quelques semaines à l’avance. Je ne peux pas avoir le feu vert le lundi et ouvrir le jeudi suivant. »

Les cinémas en zone rouge, dont Le Clap, demeurent fermés pour 28 autres jours.

Photo d’archives

Les cinémas en zone rouge, dont Le Clap, demeurent fermés pour 28 autres jours.

La décision du gouvernement de prolonger « le défi 28 jours » n’a surpris personne dans le milieu du théâtre non plus : 

« Il n’y a pas grand monde, je crois, dans le milieu du théâtre qui s’attendait à ce que les salles de spectacles et les lieux culturels puissent ouvrir le 29 octobre. Et encore plus dans la région de Québec, lorsqu’on regardait les chiffres quotidiens au-dessus de la moyenne nationale. Ça ne me surprend pas du tout. Je serais tombé en bas de ma chaise si on m’avait dit le contraire », a confié lundi Marc Gourdeau, le directeur général et artistique de Premier Acte, à Québec.

Découragement  

Du côté de l’organisme RIDEAU, un regroupement de diffuseurs professionnels de spectacle, on ne cache pas qu’on commence à être découragé : 

« On a travaillé pendant des mois avec la santé publique et la CNESST pour faire de nos salles des milieux sécuritaires. Là, les cas augmentent à coups de 800 et 1000 par jour, pourtant les salles de spectacles sont fermées. Visiblement, on ne fait pas partie du problème. À quoi a servi tout ce travail en amont, tous ces investissements et ces discussions pour finalement nous considérer comme un milieu qui n’est pas sécuritaire ? À chaque vaguette, on va refermer ? » s’interroge la directrice générale de RIDEAU, Julie-Anne Richard.