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Lévis: six ans et demi de prison pour avoir tenté de tuer son ancienne conjointe

Kathleen Frenette | Journal de Québec

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Paul - stock.adobe.com

Un homme de Lévis qui a tenté d’enlever la vie de son ancienne conjointe en la poignardant à plusieurs reprises à l’automne 2019 a écopé, lundi, d’une peine de six ans et demi de détention. 

Pendant quinze ans, Claude Lévesque, 66 ans, a fait vie commune avec celle qu’il a sauvagement attaquée en septembre 2019.  

Deux mois auparavant, la femme avait mis fin à la relation mais, selon la preuve présentée par la poursuivante, les anciens conjoints avaient conservé de bons liens. 

«La rupture était toutefois vécue difficilement par monsieur Lévesque et la victime a mentionné que l’accusé était triste, qu’il dormait de moins en moins et qu’il avait perdu beaucoup de poids», a mentionné la procureure aux poursuites criminelles, Me Mélanie Tremblay. 

Le jour des événements, Lévesque a contacté son ancienne conjointe pour lui demander de passer à la maison.  

Vers 20 heures, la dame est arrivée et l’accusé lui a confié qu’il allait de plus en plus mal. Alors qu’elle était assise sur une chaise, Lévesque est allé «s’écraser» sur elle, amenant la dame à croire qu’il désirait lui faire «un câlin».  

Poignardé trois fois

«C’est là que madame a vu le couteau et l’accusé lui a dit qu’elle allait mourir, qu’ils allaient partir ensemble», a résumé la poursuivante. 

En tout, trois coups ont été portés, dont un plus important à l’abdomen. Une fois son crime commis, Lévesque a fermé les rideaux et les lumières, puis il est revenu vers la dame pour voir si elle respirait toujours. 

«La victime a alors compris qu’il attendait qu’elle meure. Madame a donc simulé sa mort et lorsque l’accusé s’est rendu à la salle de bain, la dame s’est relevée et elle a fui chez le voisin», a ajouté Me Tremblay, en ajoutant que Lévesque était par la suite sorti de la maison où, muni d’une arme à feu, il avait tiré un coup vers le ciel.  

Soulagé

À la suite de son arrestation, Lévesque a avoué aux policiers que le soir du drame, il était dans un état qu’il ne «comprenait pas», qu’il était «soulagé qu’elle [sa conjointe] ne soit pas morte», qu’il «regrettait au "boutte", qu’il avait des remords et qu’il était content qu’elle soit toujours vivante».  

Avant que le juge Alain Morand n’entérine la suggestion commune, l’avocate de la défense, Me Sophie Dubé, a précisé au tribunal que quelque temps avant les événements, son client avait consulté un psychologue et reçu une prescription pour des antidépresseurs.  

Elle a également ajouté que jamais, au cours de la relation qu’il a eue avec la victime, il n’avait été violent verbalement ou physiquement.