/regional/estduquebec/basstlaurent

Plus de 900 heures de spécialistes coupés pour offrir du dépistage

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Des spécialistes de divers horizons ont été appelés à travailler près de 1000 heures pour aider aux efforts de dépistage de la COVID-19 dans l'Est-du-Québec depuis le début de la pandémie.

Des spécialistes de divers horizons ont été appelés à travailler près de 1000 heures pour aider aux efforts de dépistage de la COVID-19 dans l'Est-du-Québec depuis le début de la pandémie.

Du 1er mars au 23 septembre, des orthophonistes, audiologistes, nutritionnistes et physiothérapeutes, entre autres, ont prêté main-forte à leurs collègues dans les centres de dépistage pour un total de 916 heures, montrent des données obtenues par TVA Nouvelles grâce à la loi d'accès à l'information.

Ce transfert n'est pas sans conséquence. En Gaspésie, ce sont près de 500 heures, dont 420 en audiologie, qui ont été amputées der services réguliers.

Le Centre intégré de santé et des services sociaux de la Gaspésie a d'ailleurs reconnu qu'il accuse un léger retard sur la liste d'attente dans cette spécialité présentement.

Sur la Côte-Nord, c'est 166 heures, principalement en audiologie et en diététique, qui ont été déplacées.

Au Bas-Saint-Laurent, un total de 254 heures ont été amputée, en grande majorité en orthophonie et en physiothérapie.

Le président de l'ordre des Orthophonistes et des Audiologistes du Québec, Paul-André Gallant, a affirmé que la situation n’est pas la même dans toutes les régions du Québec puisque la première vague n’a pas frappé partout en même temps.

«À la première vague, il y a eu beaucoup plus de délestage; dans la deuxième vague, il y en a un peu moins, mais ça dépend des régions parce que certaines régions n’avaient pas été touchées au moment de la première vague et sont touchées maintenant», a-t-il détaillé.

Le président de l’ordre insiste sur l’importance de continuer à maintenir des services aux patients, surtout que les listes d'attentes sont souvent très longues pour obtenir certains services dans le réseau de la santé, notamment en orthophonie.

«Déjà avant la pandémie, on était avec des temps d’attente, qui varient d’une région à l’autre, mais qui pouvaient aller jusqu’à 18 mois», a expliqué M. Gallant.