/finance/homepage

Taxer les publicités automobiles?

Guillaume Pelletier | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE

Taxer les publicités automobiles pour financer la promotion du transport collectif dans le Grand Montréal: c'est l'idée proposée par un étudiant de la Chaire de mobilité à Polytechnique Montréal associé à la Fondation David Suzuki.

• À lire aussi: 15 M$ pour trois projets liés à l’intelligence en transport

• À lire aussi: Un réseau de transport électrique sur la Rive-Sud?

• À lire aussi: Bureau de projet REM: 5,69 millions $ répartis dans un organigramme fantôme

La publicité automobile est omniprésente dans le quotidien des Québécois depuis des décennies. Ces publicités accentuent encore plus la dépendance à l'auto solo au détriment des modes de déplacement actifs, note le chercheur invité Jérôme Laviolette, qui participera lundi à une conférence organisée par la Fondation David Suzuki.

«L'idée, c'est d'imposer une taxe aux compagnies automobiles qui achètent du temps d'antenne et de l'espace publicitaire», mentionne M. Laviolette. Il croit que les sommes recueillies permettraient ensuite de financer la promotion des déplacements actifs.

Les améliorations mineures apportées actuellement à l'offre de transport collectif, comme l'ajout d'une voie réservée sur quelques kilomètres d'un boulevard, sont peu publicisées.

Celui qui est aussi candidat au doctorat à la Chaire Mobilité de Polytechnique Montréal fait le parallèle avec la taxe spéciale de 3 cents par litre prélevés aux automobilistes du Grand Montréal afin de financer les activités du transport collectif.

C'est l'une des recommandations de ses recherches faisant la lumière sur les liens entre la dépendance à l’auto solo au Québec et le fardeau que celle-ci représente pour l’État et les contribuables.

Le chercheur invite d'ailleurs les gouvernements à explorer les meilleures façons de réglementer la publicité des géants automobiles afin de limiter leurs impacts sur les choix de mobilité et de vie des Québécois.

Luxe ou besoin

Si un véhicule sert avant tout à se déplacer entre deux endroits, certains y voient une association symbolique, relate M. Laviolette. «Pourquoi s'acheter une Lexus si ce n'est pas pour projeter une image qui sert plus que sa simple fonction utilitaire ?», s'interroge-t-il.

Les conclusions du rapport «Mobilité et Psychologie: Comprendre et agir pour soutenir les changements de comportements» seront présentées ce midi lors de la conférence en ligne «Dépendance à l’auto : le défi des changements de comportement» organisé par la Fondation David Suzuki.