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Télétravail: la Ville de Québec remporte une première manche contre les cols blancs

Taïeb Moalla | Journal de Québec

Photo d'archives, Didier Debusschère

Un arbitre de grief s’est rallié aux arguments de la Ville de Québec en refusant qu’une centaine de cols blancs soient immédiatement placés en télétravail. 

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Dans une décision rendue publique lundi, l’arbitre Jean-François La Forge a rejeté la «demande d’ordonnance de sauvegarde» faite par le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ). 

Les chefs syndicaux arguaient qu’une centaine d’employés municipaux, appartenant essentiellement au «Service 311», devraient être en télétravail dans le contexte actuel de pandémie et de placement de la Capitale-Nationale en zone rouge.  

Or, «le syndicat n’a pas réussi à convaincre le tribunal d’un droit apparent à l’ordonnance de sauvegarde. De plus les conclusions recherchées par sa requête et celles du grief sont de même nature de sorte que le tribunal tomberait dans le piège de décider du fond», écrit l’arbitre. 

Selon lui, «la crainte, même raisonnable, reliée à la COVID-19 reste une crainte subjective et ne peut justifier à elle seule un refus de travail, de se rapporter au travail ou justifier l’émission d’une ordonnance de sauvegarde». 

Réactions

Dans une première réaction, Réal Pleau s’est dit «très déçu» de cette décision. «Au même moment, on n’arrête pas d’entendre le premier ministre Legault et la vice-première ministre dire toute l’importance du télétravail», a-t-il mentionné.  

Ce dernier espère désormais que l’audience sur le fond quant à l’enjeu du télétravail aura lieu le plus rapidement possible. 

À la Ville de Québec, le porte-parole David O’Brien a signalé que la Municipalité «réserve ses commentaires jusqu’à ce qu’il y ait une décision sur le fond».  

Le grief syndical des cols blancs a été déposé il y a trois semaines.