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150 heures de travaux pour vol dans un sexshop

Stéphane Sinclair | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE

La copropriétaire d’un commerce érotique de Granby s’est dite vexée par la sentence imposée à l’un des deux voleurs qui lui ont volé des masturbateurs électriques, des fesses en silicone et des revues érotiques en novembre 2019.

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«1000 $ et 150 heures de travaux communautaires? J’espère qu’ils vont venir les faire dans ma boutique érotique», fustige Julie Jacques, copropriétaire de Sexatisfait. La femme possède le commerce avec sa mère Carole Paul-Hus, 62 ans.

L’entrepreneure estime que le montant de l’amende devrait lui revenir pour combler les pertes occasionnées par ce vol. «La seule chose qu’on a retrouvée, ce sont des vagins électriques en latex qu’ils ont oubliés devant la résidence de personnes âgées qui se trouve en face», indique la femme d’affaires.

Un des deux voleurs, David Bouchard, un individu de 39 ans, de Granby, s’est lui-même livré à la police le 1er décembre 2019, soit peu de temps après le vol. «Il n’a jamais dit pourquoi il s’était livré, mais il l’a fait», a expliqué Guy Rousseau, porte-parole de la police de Granby. Ce dernier croit qu’il pourrait avoir eu des remords.

La suite de l’enquête a permis d’identifier le second suspect, un individu de 28 ans, en juillet dernier. Son dossier est toujours analysé par le Directeur des poursuites criminelles et pénales. L’homme sera identifié si des poursuites formelles sont déposées contre lui.

Bouchard a plaidé coupable le 5 octobre dernier à des accusations d’introduction par effraction et de vol. L'homme doit garder la paix pendant un an, payer 1000 $ et faire 150 heures de travaux communautaires, a décidé la justice.

Le vol a eu lieu le 30 novembre 2019. Vers 5 h du matin, deux individus ont défoncé la porte d’entrée du commerce à l’aide d’une barre de métal. Le tout a été capté par des caméras de surveillance.

Fesses en silicone 

Les deux hommes se sont emparés de magazines érotiques, de lubrifiants, de masturbateurs électriques et de fesses en silicone avant de prendre la fuite.

Les dommages à la porte de la boutique sont évalués à plus de 700 $, sans compter le montant des objets volés. «C’est difficile à chiffrer puisque les revues pornographiques étaient en consignation. Ils appartenaient à un autre homme qui voulait les vendre. Ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient», explique Julie Jacques.

Cette dernière affirme néanmoins que deux masturbateurs électriques volés ne pouvaient pas être utilisés par les brigands. «Ils ont volé deux masturbateurs rechargeables, mais ils ont oublié le chargeur pour qu’ils fonctionnent», lance avec découragement la copropriétaire du commerce.

Mme Jacques se dit d’autant plus déçue de l’issue du dossier qu’elle n’a pas cherché à se faire dédommager par son assureur. «C’est déjà très difficile d’assurer ce genre de commerce. Les assureurs ont peur que des gens se blessent avec les outils sexuels. Nous n’avons pas osé demander à notre assurance de rembourser», confie-t-elle.