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28 jours de plus: les entreprises créatives pour survivre

Amélie St-Yves | TVA Nouvelles

Plusieurs entreprises de la Mauricie doivent se montrer créatives pour survivre face à la pandémie qui ampute leurs revenus, repousse des investissements et des projets et force des mises à pied.

Par exemple, le cinéma Tapis rouge de Trois-Rivières comptait se doter d'une cinquième salle, mais le projet de 800 000 $ doit attendre, l'entreprise étant occupée à survivre à une deuxième fermeture forcée cette année.

Jusqu'à présent, aucune aide gouvernementale n'a été reçue par le cinéma. «Ce qu'on a, c'est des prêts. Un moment donné, notre capacité de payer va être atteinte», a souligné le copropriétaire Paul Langevin.

D'autres entreprises misent sur l'originalité pour tenter de sauver une partie des meubles.

Le Kinipi Spa s'est entre autres lancé dans les mets pré-cuisinés, qu'il reste à assembler et faire cuire de la maison.

L'entreprise souhaite ainsi «pallier les pertes de revenus, mais aussi se faire connaître, et aussi offrir de nouveaux services, ce qui est quand même important dans notre domaine», a précisé la coordonnatrice au marketing Joannie Lefebvre.

Pour d'autres, les options sont plus limitées. Aroma Sì, ouvert depuis seulement deux ans, a perdu le quart de ses revenus quand la boutique a dû cesser de donner ses cours de groupe de yoga aérien.

Heureusement, la demande pour les produits ménagers en vrac se maintient. «C'est un besoin essentiel, et les gens ont vraiment pris comme habitude d'avoir le zéro déchet. Mais si on enlève les besoins essentiels, on a une grosse diminution des ventes», a expliqué la copropriétaire Caroline Baribeau.

Pour l'instant, la majorité des entreprises réussissent à survivre à la pandémie selon la chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, mais celle-ci s'attend à ce que certains commerces ne passent pas l'hiver.