/news/coronavirus

Consignes sanitaires: les pauses et l’heure du lunch ciblées par les inspecteurs

Geneviève Lajoie | Le Journal de Montréal

Healthy vegetarian meal

StockPhotoPro - stock.adobe.com

Des inspecteurs vont patrouiller dans les lieux de travail sur l’heure du lunch et durant les pauses pour s’assurer du respect des consignes sanitaires.

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: 963 nouvelles infections et 19 décès au Québec

Si les travailleurs suivent généralement les règles, les moments de détente sont propices au relâchement, constate le gouvernement Legault. 

Les masques tombent soudainement sous le menton et la distanciation physique de deux mètres est oubliée l’espace d’une discussion animée entre collègues.  

Périodes « cruciales »

Québec dépêchera ses inspecteurs en priorité dans les usines de transformation alimentaire, les chantiers de construction et les commerces de détail, a fait savoir mardi le ministre du Travail, Jean Boulet. « On va faire des interventions, on va faire des visites dans les périodes qui sont cruciales, notamment les périodes de pauses, les périodes de repas », a-t-il précisé.

Les autorités veulent inciter les Québécois à ne pas baisser la garde. « C’est une des problématiques les plus aiguës qui, à mon avis, justifie qu’on fasse un blitz [d’inspections] que nous allons poursuivre jusqu’à tant qu’on réduise au maximum les risques de propagation », a insisté le M. Boulet.

Depuis jeudi dernier, les limiers de la CNESST ont procédé à 415 interventions dans les milieux de travail jugés plus à risque d’éclosion.

Du renfort

C’est que les 300 inspecteurs de la CNESST ont eu du renfort. 

En plus de la centaine d’inspecteurs de la Commission de la construction du Québec qui prêtent main-forte, le gouvernement peut également compter depuis quelques jours sur 300 autres inspecteurs qui proviennent des ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé.

« On se déploie un peu partout dans les secteurs les plus à risque qu’on identifie en collaboration avec la Santé publique », a souligné Jean Boulet, qui présentait mardi son projet de modernisation du régime de santé et sécurité du travail.

Attendu depuis nombre d’années par les centrales syndicales, le projet de loi 59 permettra à plus de travailleurs d’être couverts par des mécanismes de prévention de la santé et de la sécurité au travail.

« On passerait donc de 910 000 travailleurs à 3,4 millions de travailleurs couverts par ces mécanismes. C’est un gain majeur pour notre économie », s’est réjoui le ministre.