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L’assurance voyage pendant la pandémie, comment ça marche?

Stéphane Desjardins | Journal de Montréal

Lonely business man traveler wearing face mask with luggage walking at empty airport gate terminal lounge traveling during pandemic outbreak. Airplanes behind glass window with city skyline sunset.

Illustration Adobe Stock

Vous prévoyez aller dans le Sud cet hiver ou voyager l’été prochain ? Certains assureurs couvrent désormais la COVID-19.

Certes, le gouvernement canadien maintient toujours son avis prescrivant à la population de ne pas voyager hors du pays, sauf pour des raisons essentielles. Car la pandémie est désormais une condition préexistante, autrement dit un risque connu des assureurs et de leurs clients, donc non assurable.

Concrètement, aucune assurance annulation ne remboursera votre voyage à cause de la COVID-19.

Pour ce qui est de l’assurance médicale (médicaments, hospitalisation, rapatriement, frais de subsistance), pour une majorité d’assureurs, si vous vous fracturez une jambe ou si vous avez une crise cardiaque en Floride ou en France, pas de problème. Si vous passez une semaine sous ventilateur aux soins intensifs, à cause de la COVID-19, c’est vous qui payez.

Hôtels et transporteurs  

Mais certains assureurs considèrent désormais que la COVID-19 est un risque acceptable. J’en ai recensé cinq : Medipac, Tour+Med, Croix Bleue, Manuvie et, depuis peu, Desjardins.

De plus, certaines chaînes hôtelières et certains transporteurs aériens ou voyagistes offrent aussi une couverture médicale COVID-19, notamment Air Canada, WestJet et Sunwing. Mais des conditions s’appliquent. Informez-vous auprès de votre agence de voyages.

Beaucoup de Québécois, dont des snowbirds, partent coûte que coûte, notamment vers la Floride. Comme la frontière terrestre est fermée, ils achètent un billet d’avion en aller simple pour 300 $ ou 400 $ (hors pointe), quitte à faire transporter leur voiture ou VR par camion, pour environ 1000 $ à 6000 $. Le retour se fera dans leur véhicule, car le gouvernement canadien ne refuse personne qui revient au pays, peu importe le moyen de transport.

Des cartes de la situation  

On peut consulter une carte de l’état de la situation par région des États-Unis, mise à jour régulièrement sur le site de la National Geographic Society (https://www.nationalgeographic.com/science/2020/05/graphic-tracking-coronavirus-infections-us/). 

On constate que la Floride, naguère durement frappée par la pandémie, est actuellement un des États où on détecte le moins de nouveaux cas...

Ailleurs dans le monde, la carte en ligne du comparateur d’assurance Hello Safe (https://hellosafe.ca/presse/carte-canadien-voyage-covid) affiche les pays inaccessibles ou à éviter absolument. Vous glissez votre souris sur votre destination et on vous indique si ses frontières sont ouvertes ou si on impose une quarantaine à l’arrivée.

Conseils  

Réservez votre voyage auprès d’un agent qui détient un permis de l’Office de la protection des consommateurs du Québec. Vous serez alors couvert par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages. 

S’il y a un nouveau confinement généralisé ici ou à l’étranger et que votre vol est annulé, votre transporteur ne remboursera pas votre billet, mais vous accordera un crédit pour un vol ultérieur (contrairement aux Européens et aux Américains, Ottawa protège les transporteurs et non les voyageurs). Pour l’hôtel, ça demeure flou : consultez votre agent de voyages avant de réserver votre départ. 

Au retour, vous devrez vous soumettre à une quarantaine de 15 jours à domicile, sans possibilité de sortir même pour vos courses. Et les autorités tiennent des visites-surprises pour vérifier si vous observez cette quarantaine !