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Normandeau convaincue avoir été arrêtée pour sauver le poste de Lafrenière

TVA Nouvelles

Au lendemain de la décision du Département des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de ne pas faire appel dans son dossier, Nathalie Normandeau est revenue à la charge contre l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et son ancien dirigeant, Robert Lafrenière.

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En entrevue avec Mario Dumont, l’ex-vice-première ministre du Québec accuse notamment Robert Lafrenière de l’avoir arrêté pour pouvoir renouveler son mandat à la tête de l'organisation.

«Je suis convaincue que Robert Lafrenière m’a arrêtée pour être renouvelé à la tête de son organisation, clame Mme Normandeau. Il faut se rappeler qu’à l’époque, le gouvernement ne l’avait pas dans sa mire.»

Selon Nathalie Normandeau, M. Lafrenière avait comme objectif de menotter le gouvernement en le forçant à le reconduire dans ses fonctions. Le congédiement de Robert Lafrenière par l’ex-premier ministre libéral, Philippe Couillard, aurait donné l’impression que le gouvernement protégeait les siens, croit-elle.

«Philippe Couillard aurait été perçu comme l’homme qui défend les siens. Robert Lafrenière, je suis convaincue, savait tout ça. C’est un homme qui a de l’expérience derrière la cravate», affirme Mme Normandeau.

L’ex-politicienne est catégorique : M. Lafrenière l’a arrêté pour sauver sa job.

«Il n’y a personne au Québec qui a nié cette hypothèse-là. J’ai beau retourner toutes les pierres, j’essaie depuis quatre et demi de replacer les morceaux du casse-tête pis je n’ai pas autre chose qui me vient en tête», explique Nathalie Normandeau.

Le fait que 5 des 8 chefs d’accusation portés contre elle ont été abandonnés et celui que 4 procureurs se sont succédés dans la poursuite, alors que le dossier était vraisemblablement «très solide», la pousse davantage vers cette hypothèse.

Mme Normandeau en veut aussi au DPCP d’avoir suivi Robert Lafrenière dans sa folie.

Par ailleurs, Nathalie Normandeau a indiqué qu’elle se donnait jusqu’à début 2021 pour décider si elle allait poursuivre le gouvernement pour dédommagement.

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