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Immigrer à Hérouxville: de la méfiance au tapis rouge

Sébastien Houle | TVA Nouvelles

La MRC de Mékinac vient d'adopter sa première politique d'accueil des nouveaux arrivants, qui vise à rendre le milieu attractif et accueillant. L'ironie veut que la politique soit adoptée sous la gouverne du préfet Bernard Thompson, également maire d'Hérouxville et acteur de premier plan de son célèbre code de vie.

Joint par l'équipe de TVA nouvelles, le premier magistrat s'est montré peu loquace, soulignant seulement «qu'on a passé à autre chose».

En 2007, un mémoire, présenté à la commission Bouchard-Taylor, par Bernard Thompson et son acolyte André Drouin, stipulait notamment qu'il était indésirable de tuer les femmes par lapidation ou de les brûler vives à Hérouxville.

Aujourd'hui, la déclaration de la MRC pour l’inclusion et l’ouverture à la diversité prône plutôt la tolérance envers la différence sous toutes ses formes.

La directrice générale de la MRC, Nathalie Groleau, a relaté que l'on vise à doter le milieu d'outils concrets pour attirer ceux qui viendront combler les besoins en main-d'oeuvre, remplir les écoles et assurer le futur des municipalités de la région.

Ruben Michea, un homme d'origine chilienne, installé à Notre-Dame-de-Montauban depuis quelques années, a affirmé n'avoir jamais rencontré d'hostilité ou de comportements racistes de quelque nature que ce soit. De la curiosité, tout au plus, a-t-il indiqué.

Quant au défunt code de vie, qui n'a jamais eu valeur de règlement, il est conservé dans les voûtes de la Municipalité, comme un document à valeur historique.