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La CAQ n’a qu’elle à blâmer pour le fiasco de l’«Apollo», dit le PQ

Agence QMI

Photo d'archives, Stevens Leblanc

Le député péquiste Joël Arseneau a blâmé le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, pour l’achat du traversier Apollo finalement revendu pour 1 $, un «5,5 millions $ de gaspillage de fonds publics» qui sera «l'héritage du gouvernement actuel».

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« Dans ce dossier-là, il ne pourra pas blâmer les gouvernements précédents », a déclaré le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière de transport.

Lors de la période de questions, mercredi, François Bonnardel a révélé que le navire «Apollo» avait finalement été vendu. Un ferrailleur des Maritimes s’est finalement engagé à reprendre l’ancien traversier, un rafiot qui menaçait de sombrer dans le port de Québec, faute de pouvoir être coulé et transformé en récif artificiel comme cela était prévu dans la baie de Godbout.

La compagnie du Nouveau-Brunswick Dalhousie Marine Recyclers versera la somme symbolique de 1 $ pour acheter le navire. La transaction a été conclue par la Société Apollo, lundi.

Joël Arseneau a toutefois confié mercredi s’être senti «gêné» par l’attitude des députés du gouvernement au moment de la réponse du ministre des Transports alors que plusieurs d’entre eux ont souri, selon lui, à la mention du nom Apollo.

«C'est un gaspillage éhonté. Et qu'on ose sourire de cet état de fait, moi, ça m'a rendu extrêmement mal à l'aise devant les caméras, là, devant les Québécois qui sont les contribuables qui assument la facture de ce désastre-là», a-t-il indiqué.

Après avoir déboursé 2,1 millions $ pour en faire l’acquisition de l’Apollo, la Société des traversiers (STQ) du Québec avait dû allonger 1,4 million $ de plus pour le mettre aux normes et lui permettre de continuer à naviguer.

Finalement, après sa mise au rancart, la STQ avait versé en septembre 2019 2 millions $ additionnels à la Société Apollo, qui promettait d’en faire un récif artificiel pour les plongeurs, une idée finalement abandonnée.

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