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L’aide doit être élargie aux entreprises en zone orange, dit le PQ

Vincent Larin

Le Parti québécois demande au gouvernement d'aider les entreprises en zone orange qui ont vu leur clientèle diminuer drastiquement même si elles ont toujours le droit d'être ouvertes.

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Présentement, seules les entreprises obligées de fermer en raison des mesures sanitaires mises en place en zone rouge ont accès à de l’aide publique.

Mais celles situées dans des régions où les règles sont moins sévères, comme au Bas-Saint-Laurent, présentement en zone orange, sont aussi victimes des appels répétés demandant à la population de réduire le plus possible ses contacts, a fait valoir le député de Rimouski, Harold Lebel.

«Un restaurateur me disait: "moi, j'aimerais ça faire de la publicité pour dire aux gens: venez chez moi, j'ai investi beaucoup dans les protections, tout est correct, c'est safe". Mais chaque matin, ce que j'entends à la radio, c'est: "restez chez vous, restez chez vous, restez chez vous"», a-t-il donné en exemple lors d'un point de presse mercredi.

Questionnée par la suite sur la possibilité d’élargir les mesures d’aide, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a plutôt rappelé qu’il est possible pour ces entreprises de recevoir des clients.

«Quand les commerces sont ouverts, on a le droit d’y aller, par contre il faut être très scrupuleux dans le respect des mesures sanitaires», a-t-elle dit.

Le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon, a dévoilé, le 1er octobre dernier, le programme Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM). Celui-ci prend la forme d’un prêt non remboursable de 80 % jusqu'à concurrence maximale de 15 000 $ par mois de fermeture.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, a quant à lui dénoncé un «problème de cohérence» dans le code de couleurs du gouvernement.

La MRC d’Avignon, dans la Baie-des-Chaleurs, où des municipalités ont été fortement affectées par des éclosions de COVID-19 est toujours classée comme une zone rouge, malgré l’avis de la santé publique régionale qui suggère de la déclasser en zone orange, a-t-il dénoncé.

«Si les données scientifiques, si les données probantes sur le terrain sont à l'effet qu'on doit restreindre les mesures ou revenir à une apparence de normalité, eh bien, on doit le faire puis on doit le faire en temps utile», a-t-il déclaré.