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Licenciements chez Groupe V Média

Julien McEvoy

GEN-BELL-MEDIA-V

Joël Lemay / Agence QMI

Bell Média a commencé la rationalisation des équipes de V Télé, la chaîne de télé généraliste qu’elle a achetée il y a plus d’un an. 

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Selon nos sources, le Groupe V Média a éliminé neuf postes aux ventes et à la publicité programmatique à la demande directe de Bell. Ils ont tous perdu leur emploi lundi. 

« Nous confirmons que certains postes ont été abolis [lundi] au sein de l’équipe des ventes de Bell Média. Ces changements reflètent les défis auxquels sont confrontés Bell Média et l’ensemble du secteur des médias », a déclaré au Journal Jean-François Parent, porte-parole de Bell Média. 

Le géant des télécommunications a mis la main sur la chaîne généraliste en juillet 2019. La vente a été autorisée en mai dernier par le CRTC.  

Précarité financière

Dans sa décision, l’organisme fédéral soulignait la précarité financière de V. 

« En raison de plusieurs facteurs, dont l’érosion des revenus publicitaires à l’extérieur du marché de Montréal, la pérennité [de] V est menacée et [sa] survie dans certaines régions est incertaine », pouvait-on lire dans le document d’une cinquantaine de pages. 

Le CRTC estimait alors que Bell « devrait être en mesure d’améliorer la situation financière » de V.

Québecor avait tout de suite interpellé Justin Trudeau et son gouvernement afin qu’ils infirment la décision du CRTC et annulent la vente de V à Bell. Cette démarche n’a rien donné. 

L’entreprise invoquait le « pouvoir monopolistique de Bell sur les médias canadiens ». 

« Nous réitérons les risques qu’entraîne l’acquisition des stations V par Bell, comme [...] les conséquences nuisibles qu’aurait la transaction sur l’acquisition des contenus et sur les ventes publicitaires », avait fait savoir Québecor par l’entremise d’un porte-parole. 

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