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Sans public, «Rue King» se réinvente

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

E 0725 DOSSIER TV 
Rue King @club illico

Photo courtoisie, Club illico

Certains artistes doivent se réinventer plus que d’autres en ce contexte de pandémie. C’est le cas de l’équipe de «Rue King» qui, actuellement en plein tournage de sa deuxième saison, doit improviser ses scènes sans public en studio.

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Contrairement à la première saison qui s’était d’abord retrouvée sur Club illico au printemps dernier, avant d’aboutir à TVA cet automne, cette deuxième cuvée d’épisodes de «Rue King» sera tout de suite présentée à la télévision traditionnelle, dès l’hiver 2021.

Rachid Badouri et Laurent Paquin figurent parmi les personnalités qui effectueront une apparition dans le loft de Pier-Luc (Pier-Luc Funk), Marie-Ève (Marie-Ève Morency) et Sophie (Sophie Cadieux), quelque part au fil des semaines.

Rue King

Capture d'écran Club illico

Le maire de Sherbrooke – ville où se campe l’histoire de fond de «Rue King» –, Steve Lussier, y fera aussi un saut sympathique. Et on nous promet le passage de plusieurs autres grandes vedettes, qui mettront à l’épreuve leurs talents d’improvisateurs, stimulés (ou désemparés!) par les instructions du maître de jeu, Stéphane Bellavance. Certains invités seront peut-être même dans le décor pour plus d’un épisode.

Au niveau du récit, on aura fait un bond de trois mois dans la vie des personnages entre les dernières minutes de la première saison et le début de la deuxième.

Énergie intacte

Il y aura d’ailleurs davantage de surprises et de retournements lors de cette deuxième mouture de «Rue King» (adaptation du format allemand «Schiller Street»), laquelle aura aussi la particularité d’être enregistrée sans public en studio, consignes gouvernementales liées à la COVID obligent.

Photo : © TVA

Quand on sait à quel point une assistance peut alimenter de ses réactions n’importe quelle joute d’improvisation, il y aurait de quoi décourager les acteurs de «Rue King». Mais il en faudrait davantage pour briser le moral des troupes, soutient Vincent Bolduc, producteur au contenu et script-éditeur de la comédie.

Le réalisateur Raphaël Malo et son équipe ont trouvé des moyens pour pallier l’absence de foule captive. D’abord, les membres de la production font office de spectateurs derrière les caméras et rient et applaudissent lorsque nécessaire.

«Dès que quelqu’un n’est pas dans une scène, dès qu’un technicien ou un figurant n’est pas occupé, on lui demande d’aller s’asseoir à la place du public, explique Vincent Bolduc. On arrive quand même à avoir notre équipe proche. On a gardé un animateur de foule qui enflamme notre "gang", et l’équipe réagit.»

Aussi, une centaine de personnes – gagnantes d’un appel à tous effectué par la production – ont accès, de leur maison, aux tournages de «Rue King» en visioconférence. On n’entendra pas les gloussements de ces internautes à l’écran, mais ceux-ci donnent quand même aux comédiens l’impression d’être observés et leur insufflent l’adrénaline nécessaire pour lancer la bonne réplique. Les comédiens ont semble-t-il beaucoup de plaisir à aller taquiner leurs interlocuteurs virtuels entre les prises.

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Photo : © TVA

Quant aux interprètes, ils livrent leurs textes à partir de leurs zones de jeu respectives, et on a pris plaisir à créer des mises en situation de conflits rigolos, par exemple, pour justifier la distance entre eux. L’idée des directives dans les oreillettes sera en outre encore plus exploitée à son maximum.

«J’ai vu un premier épisode monté, et les acteurs sont dans la même énergie, confie Vincent Bolduc. Ça fait du bien. Il se passe quelque chose à chaque jour, on est vraiment excités.»

La deuxième saison de «Rue King» sera présentée à TVA l’hiver prochain. La première saison est diffusée le mercredi, à 21 h.