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25e anniversaire du référendum: «J’ai pris acte de ce que le peuple pense», dit François Legault

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Photo d'archives Stevens Leblanc

Sans épouser l’étiquette fédéraliste, François Legault dit avoir pris acte du désir d’une majorité de Québécois qui ne veulent pas l’indépendance.   

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Il y a 25 ans, le peuple se prononçait sur la souveraineté du Québec dans le cadre d’un deuxième référendum.   

L’anniversaire de ce moment historique a donné lieu à un échange musclé jeudi à l’Assemblée nationale entre le chef parlementaire péquiste, Pascal Bérubé, et le premier ministre, un ancien compagnon d’armes indépendantiste.   

Le Parti québécois accuse François Legault d’avoir abdiqué ses convictions souverainistes contre le pouvoir. Les péquistes lui trouvent même de plus en plus de ressemblance avec Jean Charest, celui qu’on surnommait «Capitaine Canada».  

«Est-ce que le premier ministre peut m'indiquer ce qui a changé depuis 25 ans dans la relation entre le Canada et le Québec et qui justifie maintenant son allégeance au fédéralisme canadien?» a lancé M. Bérubé à François Legault.  

La tension a montée d’un cran au Salon bleu. «Il y a une majorité de Québécois qui n'en veulent pas, de l'indépendance du Québec, a tonné le premier ministre. Moi, j'ai pris acte, j'ai pris acte de ce que le peuple pense!»  

À aucun moment François Legault n’a prononcé le mot «fédéraliste». Le chef du gouvernement caquiste estime qu’il y a des moyens beaucoup plus utiles de faire des gains pour le Québec qu'un troisième référendum perdant. 

«Le choix qu'on fait, nous, c'est de faire des gains avec Ottawa. On va insister sur les pouvoirs en immigration, puis déjà, on a commencé à faire des gains, mais on veut en faire plus. On veut faire des gains du côté de la langue pour que la loi 101 s'applique aux compagnies à charte fédérale», a-t-il renchéri.   

Comme Jean Charest

Brandir la peur du référendum, c’est un discours identique à celui que tenait l’ancien premier ministre libéral Jean Charest, a raillé le nouveau chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon.   

Le chef parlementaire Pascal Bérubé a rappelé que François Legault est désormais le président du Conseil de la fédération canadienne. «C’est un fédéraliste, il ne l’assume pas!».   

Il y a 25 ans, le camp du non récoltait 50,58 % des votes, contre 49,42% pour le camp du oui à la souveraineté du Québec.