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Dépistage massif dans une école primaire de Boisbriand

Agence QMI

Une importante opération de dépistage de COVID-19 visant les élèves et le personnel a été déclenchée jeudi à l’école primaire Gabrielle-Roy, à Boisbriand, en raison d’une éclosion de COVID-19 dans cet établissement des Laurentides.

Dimanche, les autorités de santé publique ont contacté le Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) pour l’informer d’un premier cas positif de COVID-19. Puis, le bilan est rapidement monté à une quinzaine de cas.

Les élèves touchés sont en quarantaine à la maison. Il n'a pas été possible, jeudi, de connaître l'état de santé de ces derniers.

Les autorités ont organisé deux journées de dépistage massif dans l’école qui compte 360 élèves. Les tests ont commencé dans le gymnase de l’école, jeudi, et se poursuivront ce vendredi. Les enfants doivent être accompagnés par un parent pour la prise des échantillons des sécrétions sur les muqueuses nasales.

«Il est important de spécifier que les parents peuvent refuser», a souligné Mélanie Poirier, coordonnatrice aux communications au CSSMI. Cette dernière a indiqué que les parents sont très collaboratifs et très satisfaits des procédures.

«Ils n’ont pas besoin d’aller attendre dans des centres de dépistages. C’est beaucoup plus facile pour eux ainsi. Cela se passe très bien à date et les cours se poursuivent», a-t-elle lancé.

Mme Poirier a mentionné que les parents allaient avoir les résultats dimanche en fin de journée, ajoutant que les classes vont se poursuivre à moins d’avis contraire de la Direction de santé publique.

Une fillette et sa mère rencontrées sur place, jeudi, se sont montrées satisfaites du déroulement de l’opération.

«Ça fait un peu mal, mais je suis contente d’avoir passé le test», a expliqué la jeune Dallie Barbe, 8 ans. Sa maman était contente de la façon dont les choses ont été prises en charge et ne s’inquiète pas trop du résultat. Elle a indiqué que sa fille n'a pas été en contact avec les élèves atteints.

D’autres parents ont confié ne pas s’en faire pour la maladie, mais plutôt pour la suite des choses.

«Ce n’est pas la maladie qui nous fait peur, c’est l’organisation du travail en cas de résultat positif», a expliqué Clautilde Ngiaden, 33 ans, dont le fils, Fred Dilane Signe-Nde, 11 ans, a été testé.

Cette chercheuse de Boisbriand termine un doctorat en ingénierie biomédicale à Polytechnique Montréal et se dit déjà en retard sur ses échéances en raison de la pandémie. Elle a aussi une jeune fille de 3 ans en CPE qu’elle devra isoler à la maison si son garçon est déclaré positif.

«Mon garçon de 11 ans peut s’occuper pendant que je réalise mes travaux, mais ma fille de trois ans va cogner à la porte de mon bureau en criant maman aux cinq minutes. Je vais devoir prendre une pause», a lancé la dame en riant.

Le beau-père d’une élève de 10 ans s’est aussi dit beaucoup plus inquiet pour l’organisation du travail que par le virus. «On travaille tous les deux, mais sa mère travaille dans le réseau de la santé. C’est ça qui risque d’être compliqué. Quand on a appris la nouvelle, nous l'avons placée en isolement à la maison», a confié Jean-François Proulx.