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Justin Trudeau dénonce l'attaque au couteau à Nice

Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau a dénoncé l’attaque terroriste au couteau ayant fait trois morts dans une église de Nice, en France.

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«Nous condamnons absolument ces attentats terroristes haineux inacceptables. Il n’y a absolument rien qui ne justifie cette violence», a-t-il dit jeudi en marge d’une réunion virtuelle en compagnie du président du Conseil européen, Charles Michel, et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Nouvelle accablante alors qu’une attaque terroriste fait plusieurs victimes à Nice. Nos pensées sont avec leurs...

Publiée par Justin Trudeau sur Jeudi 29 octobre 2020

«En même temps, nous nous devons de reconnaitre que ces criminels, ces terroristes, ces meurtriers, ne représentent d’aucune façon l’islam ou les gens musulmans», a-t-il ajouté.

M. Trudeau avait plus tôt pris les réseaux sociaux pour offrir ses condoléances aux proches des victimes et son soutien au peuple français.

Le chef de l’Opposition officielle à Ottawa, le conservateur Erin O’Toole, a fait de même.

«Le terrorisme islamiste est un fléau qui doit être dénoncé et combattu. Nous condamnons vigoureusement ce geste lâche», a-t-il déclaré sur Twitter.

Un peu plus tôt, jeudi, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet a invité M. Trudeau à dénoncer sans nuance et sans ambiguïté le nouvel attentat survenu en France.

Il estime que le premier ministre canadien a trop tardé à condamner l'assassinat du professeur français Samuel Paty et que sa réaction était «faible».

L’enseignant de 47 ans en région parisienne a été décapité le 16 octobre par un jeune réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, parce qu’il a montré des caricatures de Mahomet durant des cours sur la liberté d'expression.

«Je ne crois pas qu’il doive y avoir de nuance. Dire qu’il faut dénoncer, mais sans enflammer les passions, c’est comme négocier avec un preneur d’otage», a commenté M. Blanchet.

Mardi, M. Trudeau a lancé un appel au calme alors qu’il dénonçait l’assassinat de M. Paty.

«Nous sommes aussi dans une situation où les tensions s’enflamment, la rhétorique s’emporte et nous nous devons d’être à l’écoute et de travailler dans le calme pour empêcher un accroissement des tensions ou de la mécompréhension dans le monde», avait-il dit.