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Le sort du maire de Saint-Jérôme sera fixé le 30 novembre

Cédérick Caron | Le Journal de Montréal

Photo d'archives, Ben Pelosse

Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, devrait savoir si la justice le reconnaît coupable ou non de manœuvres électorales frauduleuses le 30 novembre prochain. 

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Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) reproche à Stéphane Maher d’avoir exclu de sa formation politique deux ex-conseillers municipaux à la date limite du dépôt des candidatures et de leur avoir offert des postes en compensation. Le tout afin d’éviter que les deux hommes se présentent au scrutin général de 2017. 

Enregistrement en cause

Lors de la dernière journée de son procès de quatre jours, la défense a redemandé au tribunal de ne pas tenir compte de l’enregistrement fait par l’ex-conseiller Mario Fauteux à l’insu du maire dans lequel on l’entend clairement offrir des « postes de prestige » à l’homme qu’il expulse. Me Robert Brunet estime que cette preuve n’est pas suffisamment fiable en raison de brefs passages inaudibles. 

Pourtant, Me Brunet a quand même suggéré à la juge Maria Albanese de réécouter le même enregistrement afin de constater que M. Fauteux a fait du « théâtre » devant elle puisqu’il n’était pas aussi émotif sur la bande audio que lors de son témoignage en cour. La défense a plaidé qu’il faut séparer la rencontre en deux conversations distinctes : le moment ou le maire Maher annonce à son conseiller qu’il est expulsé de sa formation ainsi que celui où il lui propose des postes « en bon père de famille » et non pas pour les empêcher de se présenter à l’élection.

Pour sa part, la poursuite a fait remarquer que M. Maher, lors de son contre-interrogatoire, a contredit « tous les éléments pertinents » qu’on l’entend prononcer dans la conversation.

« [M. Maher] change même le sens des mots. “Quand je [M. Maher] dis [le mot] offre [sur l’enregistrement], ça veut dire que je ne vais pas te bloquer [si tu veux t’impliquer]” », a rappelé l’avocate du DGEQ, Corinne Fournier.