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Les défis d'une mère dont le fils est schizophrène

Raphaël Brouillette | TVA Nouvelles

Le poids de la détresse est de plus en plus lourd sur les épaules de ceux qui souffrent de problèmes mentaux. Il pèse aussi sur leurs proches qui vivent un stress constant.

Au centre Le Périscope de Shawinigan, les demandes d'aide augmentent semaine après semaine. La directrice Micheline Fraser a vu une énorme différence depuis le début de pandémie. La hausse est encore plus prononcée depuis le début de la deuxième vague.

«Les proches qui nous appellent se sentent sans ressources, ils ne savent plus où se diriger, où appeler et quoi faire. Souvent, des gens que nous n'avions pas rencontrés avant», a-t-elle raconté jeudi à TVA Nouvelles.

Sur place, Johanne Lefebvre vient chercher du soutien dans ce centre dédié aux proches de personnes ayant un trouble de santé mentale. Elle a vu la santé de son fils schizophrène se détériorer dans les derniers mois. Et ça l'affecte aussi. Heureusement, elle a eu du support et des conseils pour tenir bon.

«Être stressé, c'est notre réalité lorsqu'on vit avec une personne avec des troubles mentaux. Et les gens sont encore plus stressés avec la COVID, donc, pour nous, c'est une couche de plus. C'est pour ça que je viens au Périscope. Pour en parler», a-t-elle dit.

Elle lance un cri du coeur. Les 25 millions $ octroyés mercredi par le gouvernement ne s'appliqueront vraisemblablement pas à sa situation puisque son garçon est âgé de plus de 25 ans. Il a 40 ans. Elle soutient que les parents sont souvent oubliés dans le processus d'aide et aimerait qu'ils soient plus impliqués.

Qui plus est, cette ressource est méconnue dans la population, selon Micheline Fraser. Avec davantage d'aide financière, plus de parents pourraient être soutenus.

«Le besoin est là. Avec de l’argent supplémentaire, on pourrait avoir plus de ressources, augmenter les heures où nos intervenants peuvent accompagner les proches. Mais pour l'instant, c'est assez difficile.»

Malgré les appels à l'aide en hausse et le manque de ressource, la directrice du centre Le Périscope veut se faire rassurante en disant qu'aucun proche ne sera laissé pour compte. Les familles dans le besoin peuvent compter là-dessus.