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Obligations linguistiques: «de sérieuses lacunes» constatées pendant les crises

Agence QMI

Les institutions fédérales ne respectent pas leurs obligations linguistiques en situation d’urgence, déplore le commissaire fédéral aux langues officielles, Raymond Théberge.

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Sonnant l’alarme dans un rapport vitriolique, l’ombudsman des langues officielles a incité les leaders à faire un examen approfondi de leurs responsabilités en matière de langues officielles.

«Je constate de sérieuses lacunes en ce qui concerne les processus et les structures au sein des institutions fédérales, ce qui entraîne de grands défis de communication en temps opportun et de qualité égale dans les deux langues officielles», a-t-il fait savoir.

Il ne s’explique pas que des décisions soient prises «individuellement par les institutions fédérales, qui décident de gérer le risque de communiquer dans une seule langue officielle plutôt que de respecter le droit du public de recevoir des communications dans la langue officielle de son choix».

Le commissaire a rappelé plusieurs exemples comme l'étiquetage unilingue, les conférences de presse dans une seule langue et les messages d'alerte en anglais seulement.

«Je suis inquiet d’observer qu’autant dans le fonctionnement quotidien qu’en situation d’urgence, les institutions fédérales n’ont pas d’approche formelle globale en matière de communication définissant explicitement les moyens à prendre pour répondre aux obligations en matière de langues officielles», a-t-il fait savoir.

Le bureau de la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, a réagi au rapport de Raymond Théberge.

«Nous reconnaissons qu’en temps de crise sanitaire, recevoir les informations essentielles dans la langue officielle de son choix est une question de sécurité. Il est également impératif que tous les fonctionnaires fédéraux puissent travailler dans la langue officielle de leur choix. Nous prenons acte des recommandations du commissaire et nous travaillerons avec l’ensemble du gouvernement pour nous assurer que les Canadiens et les Canadiennes aient toujours accès à des communications de qualité dans les deux langues officielles», a dit Catherine Mounier-Desrochers, attachée de presse de la ministre Joly.