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Éclosion de COVID-19 à l'usine Olymel de Princeville

Mélissa Fauteux | TVA Nouvelles

Les éclosions de cas de COVID-19 dans trois usines d'Olymel, dont Princeville, dans le Centre-du-Québec, font craindre le pire aux producteurs de porcs du Québec.

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Chaque nouvelle éclosion a un effet de domino sur eux puisqu'elle se traduit souvent par une diminution de la main d'œuvre dans l'usine, donc un ralentissement de la cadence d'abattage et de transformation des porcs.

Les producteurs se retrouvent ainsi aux prises avec un trop grand nombre de porcs qui, non seulement grossissent et prennent la place de plus jeunes porcs, mais qui, en plus, coûtent cher à nourrir.

«Ce qui est inquiétant, c'est qu'on voit que la situation empire. On était à 81 000 porcs en attente au début de la semaine et on est à 88 000 aujourd'hui», a dit vendredi le président des Éleveurs de porcs de l'Estrie, Sébastien Pagé.

Au pire de la première vague le printemps dernier, 100 000 porcs avaient été mis en attente d'abattage.

Au rythme où vont les éclosions dans les usines d'Olymel, ce chiffre pourrait bientôt être atteint, ce qui ferait mal aux producteurs porcins.

«Présentement, on a un prix de marché qui est bon, mais qui commence à diminuer, donc c'est officiellement le porc qu'on n'avait pas cette semaine qu'on vend la semaine prochaine moins cher pis, en plus, il a mangé plus de moulée», a expliqué M. Pagé.

Chez Olymel, on est bien conscient des impacts que pourrait avoir la fermeture de certaines usines. C'est pourquoi on met tout en œuvre pour éviter qu'un tel scénario se produise.

«À nos mesures initiales, on a ajouté un plan d'action spécial qui va permettre, entre autres, d'éviter les attroupements dans l'usine. Aussi, on veut s'assurer que les employés aient toute l'information disponible. Par exemple, qu'ils sachent que des navettes sont mises à leur disposition pour leur éviter de faire du covoiturage et ainsi augmenter les risques de contracter la COVID-19», a expliqué à TVA Nouvelles Richard Vigneault, porte-parole d'Olymel.

Également, à l'usine de Princeville, un dépistage ciblé a été organisé vendredi. Quelque 120 employés du quart de jour de la salle de coupe, soit le tiers des travailleurs de l'usine, ont passé un test de dépistage.

Un employé rencontré à sa sortie de l'usine a avoué se sentir en sécurité avec ces mesures. «On a vu une grosse différence dans les mesures. Il y en a des nouvelles qui s'ajoutent et qui s'ajoutent.»

Un autre, qui faisait partie des employés dépistés se sentait mieux. «Moi, si je l'ai, ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, mais pour mes collègues à qui je pourrais transmettre le virus», a-t-il dit.

Jusqu'à maintenant, 14 cas de COVID-19 ont été confirmés à l'usine de Princeville.