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Changement d’heure: «ça va nous faire un peu plus mal» cette année

TVA Nouvelles

Les petits monstres comme les grands bénéficieront d’une heure de plus de sommeil, dans la nuit de samedi à dimanche, pour faire passer tout le sucre qu’ils auront englouti à l’Halloween. 

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Si plusieurs sont heureux d’obtenir une heure de repos de plus, les effets de ce changement sur certains seront plus négatifs cette année en raison de la pandémie de la COVID-19. 

«Je crois que cette année, avec la pandémie, le fait que les gens sont déjà plus sensibles à tout ce qui vient bouleverser l’horaire, la dépression aussi, les problèmes de santé mentale sont plus nombreux cette année, je pense que ça va nous faire un petit peu plus mal le changement d’heure», affirme la sociologue Valérie Harvey. 

Cette militante qui demande que le changement d’heure soit aboli rapporte les impacts que cela peut avoir sur les gens. 

«Il y a des études qui se sont penchées sur les impacts de santé du changement d’heure et malheureusement, il y a plus d’infarctus, il y a des troubles de sommeil qui ne sont pas aidés par le fait qu’on joue au yoyo deux fois par année avec notre horaire et il y aurait aussi plus d’accidents de voiture qui sont occasionnés par les changements d’heure dans la semaine qui suit», rapporte-t-elle. 

Mme Harvey souhaite que le Québec se penche sérieusement sur la question du changement d’heure puisqu’un long processus doit précéder la décision.

«Il va falloir qu’il y ait eu une consultation publique», dit-elle. 

La sociologue est cependant encouragée par le fait que l’Ontario, les États-Unis et même l’Union européenne envisagent de mettre fin à cette pratique. 

Au Canada, le Yukon a décidé d’arrêter le changement d’heure cette année. Le territoire a donc changé l’heure pour la dernière fois en mars dernier et ne reculera pas son horloge cette nuit.