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Piratage informatique: le RTC se dote d’une assurance contre le cyber risque

Taïeb Moalla | Journal de Québec

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Pour la première fois de son histoire, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) vient de contracter une «couverture d’assurance contre le cyber risque». Conclu de gré à gré, ce contrat coûte 77 000 $ cette année.

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Le contrat, publié cette semaine sur SEAO, Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec, a été signé avec la compagnie EgR inc.

«C’est le contexte entourant les événements du STAC (Service de transport adapté de la Capitale) et les événements similaires qui ont eu lieu à la STM (Société de transport de Montréal) qui explique notre besoin», a fait savoir Raphaëlle Savard, conseillère en relations publiques au RTC.

En décembre 2018, une attaque informatique a paralysé, pendant de longues journées, les services du STAC.

Aussi, des pirates informatiques se sont attaqués, au cours des derniers jours, aux serveurs informatiques de la STM et ont même réclamé une rançon de 2,8 M$ US à l’organisation. 

Problème de correspondances 

Dans un autre registre, Le Journal a appris que les règles sanitaires en vigueur en ces temps de pandémie nuisent aux personnes qui paient leur passage dans les bus du RTC en argent comptant.

Ces usagers, qui représentent environ 7 % de la clientèle, ne reçoivent plus de correspondance en papier depuis le 25 mai. 

Quand un déplacement nécessite d’emprunter deux bus pour se rendre d’un point à un autre, ceux qui acquittent leur droit de passage en monnaie doivent donc payer doublement (7 $ au lieu de 3,50 $) pour un aller simple. 

Au même moment, les usagers qui possèdent une carte OPUS ou qui utilisent une carte occasionnelle bénéficient d’une correspondance gratuite (pendant 90 minutes) qui est enregistrée automatiquement dès qu’ils empruntent le premier bus.

Précarité financière

«C’est un problème pour plusieurs personnes. Ça nous a été rapporté par des citoyens et par certains organismes. On envisage de faire une action et d’interpeller le RTC par rapport à ça», a affirmé Émilie Frémont-Cloutier, animatrice du Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ). 

Cette dernière a ajouté que les personnes qui paient en monnaie sont généralement «en plus grande précarité financière» que la moyenne.

Elles vivent également une certaine «fracture numérique» qui les rend moins réceptives à la carte OPUS qui se vend pourtant à seulement 6 $, a-t-elle ajouté.

Au RTC, Raphaëlle Savard a insisté pour dire que «la décision de ne plus remettre de correspondance en papier a été prise en fonction des recommandations de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de la Santé publique dans l’optique de rendre le transport en commun le plus sécuritaire possible».

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