/news/currentevents

Horreur à Québec: qui sont les victimes de l'attaque?

Les deux victimes des attaques de Québec sont deux résidents de la ville, François Duchesne, 56 ans, et Suzanne Clermont, 61 ans.

Le bureau du coroner du Québec a officiellement confirmé, en début d'après-midi, l'identité des deux personnes qui ont perdu la vie au cours des événements survenus lors de la nuit précédente.

M. Duchesne et Mme Clermont ont tous deux été tués à quelques minutes d'intervalle à deux endroits distincts. Le suspect, Carl Girouard, 24 ans, les aurait mortellement blessé à l'aide d'un sabre japonais, en plus de faire cinq blessés au cours de sa cavale meurtrière dans le Vieux-Québec.

«Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) désire réitérer son appui et ses sympathies aux victimes et aux proches des victimes de l’événement tragique survenu la nuit dernière dans le secteur du Vieux-Québec», a indiqué la force policière en relayant l'annonce du bureau du coroner par communiqué.

L'homme le plus positif  

François Duchesne était le directeur des communications du Musée national des beaux-arts du Québec, en plus d'être un homme impliqué dans sa communauté. Il était membre du conseil d’administration de la société de développement commercial du quartier Montcalm, et membre de l’organisation Nez rouge depuis près de deux décennies.

«Je joins ma voix à celle du premier ministre et offre mes condoléances aux familles des victimes du drame d’hier soir. La communauté culturelle est ébranlée d’apprendre le décès de François Duchesne, directeur des communications et du marketing du Musée», a confirmé la ministre de la Culture Nathalie Roy sur les médias sociaux. 

Photo courtoisie

La publication du nom des victimes par le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a semé la consternation chez les employés du Musée, qui se faisaient du sang d’encre pour leur patron et collègue.

Le musée réagira officiellement lundi en journée, mais des collègues de M. Duchesne ont témoigné leur affection pour l’homme parti dans de terribles circonstances.  

«C’est l’homme le plus positif et souriant du monde entier... Le choc est vraiment grand», souligne pour sa part Marie-Hélène Raymond, coordonnatrice de la stratégie numérique au musée. 

L’attachée de presse Julie Morin, qui l’a côtoyé dans sa vie professionnelle, affirme que c’était un «être d’exception». «Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi positif. Il était tellement fier de travailler au Musée. C’est une super personne qui ne méritait pas de partir comme ça», témoigne-t-elle des sanglots dans la voix.  

«C’était un amoureux de sa ville. Il l’aimait, il la trouvait tellement belle. Il aimait la parcourir et prendre de magnifiques photos», ajoute-t-elle.  

François Duchesne, 56 ans, était un homme impliqué dans sa communauté. Il était membre du conseil d’administration de la société de développement commercial du quartier Montcalm, et membre de l’organisation Nez rouge depuis près de deux décennies. 

Le fondateur de Nez rouge, Jean-Marie de Koninck, n’avait que de bon mot pour M. Duchesne. Il le décrit comme un «vent de fraîcheur», très apprécié de ses collègues et un pilier de Nez rouge. «C’était quelqu’un de très engagé, une personne positive et souriante», souligne-t-il.  

Madame sourire    

Mme Clermont était coiffeuse dans un salon de la rue Saint-Jean. Tout le monde l’appréciait.  

«C’était notre Madame sourire, notre rayon de soleil. Elle était toujours de bonne humeur, elle saluait tout le monde parce qu’elle connaissait tout le monde dans le coin. Ça devait faire au moins 25 ans qu’elle vivait ici. Je pense que je n’ai jamais vu Suzanne fâchée. C’était une fille super, extraordinaire et avec une belle personnalité. Elle était vraiment gentille», confie Francine Matteau, qui connaissait la dame de 61 ans depuis une vingtaine d’années.

Facebook

«C’est un choc pour tout le monde. C’est un drame pour le quartier entier. Le quartier latin, ici, c’est vraiment différent du Vieux-Québec qui est en haut. On dit toujours que c’est notre petit village. Les résidents, en général, sont ici depuis longtemps et tout le monde se connaît. Quand il arrive quelque chose, les gens sont là les uns pour les autres. Durant l’été, on se ramassait entre les canons et on se faisait des 5 à 7», raconte-t-elle.  

Un autre résident de la rue des Remparts disait qu’elle avait l’habitude de sortir pour fumer en soirée. «Je venais souvent l’accompagner. Elle venait fumer sa dernière cigarette avant de se coucher, puis on jasait. C’est épouvantable... je n’ai pas de mots.» 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.