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Santé mentale : Québec investit 100 M$ pour répondre aux urgences

Dans la foulée de la tuerie dans le Vieux-Québec, le gouvernement Legault a annoncé lundi un investissement ponctuel de 100 M$ afin de venir en aide tant aux citoyens affectés par la pandémie qu’aux personnes aux prises avec des troubles mentaux.

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Cet investissement devait initialement être annoncé lors de la mise à jour budgétaire, le 12 novembre prochain, mais les événements du week-end ont précipité l’agence du ministre délégué à la Santé et aux services sociaux, Lionel Carmant.  

«Les circonstances des derniers jours me poussent à le devancer, c'est pourquoi j'annonce aujourd'hui un investissement majeur de 100 millions de dollars en santé mentale qui nous permettra d'agir concrètement de plusieurs façons», a-t-il déclaré lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.  

Cette somme permettra de maintenir l’ajout de service jusqu’en mars 2022. «Et ça, ça nous permet de diminuer les listes d'attente et aussi d'intégrer notre Programme québécois pour les troubles mentaux, qui, lui, on pense, c'est un programme qui va permettre d'éviter la réaccumulation des listes d'attente en offrant les bons services au bon moment par les bons professionnels», a déclaré le ministre Carmant. 

D’une part, 35 M$ iront à l’achat de services en santé mentale dans le réseau privé, notamment l’accès à un psychologue, afin de réduire les listes d’attente. Quelque 16 000 personnes attendent présentement dans le réseau public. Il s’agit toutefois d’une baisse, selon Québec, puisque ce chiffre s’élevait à 28 000 en mars dernier, selon Québec.  

Un autre 31 M$ servira à maintenir le rehaussement des services dans le réseau public annoncé au début de la pandémie.  

Quant aux troubles mentaux plus sévères, un montant 19 M$ est prévu pour la création «d'équipes sentinelles sur le terrain». «Ces équipes iront à la rencontre des clientèles vulnérables et déploieront des actions de prévention, promotion, détection et d'intervention précoce des problématiques psychosociales», explique Lionel Carmant.  

Un autre 10 M$ servira à reconduire le rehaussement du financement pour les organismes communautaires en santé mentale, tandis que 4,9 M$ sont réservés pour la prévention du suicide.  

Pas de «crise»    

Mais malgré la pandémie qui fait grimper l’anxiété chez les Québécois et les besoins sans cesse croissants en santé mentale, le ministre Carmant refuse d’y voir une «crise». «Oui, la situation est préoccupante, mais je crois que la situation est sous contrôle, et c'est pour ça que j'évite le terme de ‘‘crise’’», a-t-il déclaré.  

Revenant plus tôt lundi sur l’événement tragique survenu dans le Vieux-Québec, François Legault a indiqué que les investissements ne pourront pas forcément prévenir tous les drames violents dus à des problèmes de santé mentale. 

«Il faut être réaliste, même [en ayant tous les services], on ne pourra pas éviter tous les drames violents», a-t-il estimé.  

- Avec TVA Nouvelles

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