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La famille royale rejette une demande du prince Harry

La famille royale a refusé d’accéder à une demande du prince pour le jour du Souvenir qui s’est tenu ce dimanche à Londres.

Ancien combattant, Harry aurait demandé à ce qu’une couronne de coquelicots soit déposée en son nom au Cénotaphe où se déroulaient les cérémonies officielles.

Cette requête a été refusée, car le prince ne représente plus la famille royale, selon le Sunday Times.

Les représentants du prince Harry et de Buckingham Palace ont refusé de commenter l’information.

Harry et son épouse, Meghan Markle, ont annoncé en janvier dernier qu’ils se mettaient en retrait de la famille royale.

Le couple et son jeune garçon Archie vivent depuis quelques mois en Californie.

Dans le balado «Declassified» publié samedi, Harry a parlé de la tradition britannique de porter le coquelicot en hommage aux vétérans de guerre.

«Je le porte en hommage aux soldats que j’ai connus, ceux qui sont morts au combat, ceux qui ont vu leur vie changer pour toujours sur les champs de bataille», a-t-il expliqué.

«Ce sont les personnes à qui je pensais quand je me tenais près du Cénotaphe et déposais une couronne de coquelicots les dernières années.»

Cérémonie plus minimaliste

Politiciens britanniques et membres de la famille royale ont observé dimanche deux minutes de silence pour rendre hommage aux soldats morts lors des guerres mondiales et des suivantes, dans une cérémonie plus minimaliste que les années précédentes en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus. 

Tout le pays était invité à observer ces deux minutes à 11H00 GMT, heure à laquelle les canons se sont tus pour la première fois le 11 novembre 1918, quatre ans après le début de la Première Guerre mondiale. 

La traditionnelle cérémonie de dépôts de couronnes de fleurs au Cénotaphe, dans le centre de Londres, s'est déroulée cette année sans public ni défilé d'anciens combattants, en raison de la résurgence du Covid-19, qui a déjà fait plus de 49 000 morts au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe. 

«Chaque année, nous nous réunissons pour commémorer les militaires britanniques et du Commonwealth qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté», a rappelé en amont le premier ministre Boris Johnson, ajoutant «qu'aucun virus ne peut nous empêcher d'honorer leur mémoire», plus que jamais nécessaire «en cette période d'adversité». 

Pourtant, la plupart des offices religieux ou cérémonies habituellement prévus pour le «Remembrance Sunday», fêté chaque deuxième dimanche du mois de novembre, ou pour le 11 novembre, qui célèbre l'armistice signé en 1918 entre l'Allemagne et les Alliés, se tiennent cette année virtuellement ou ont été drastiquement réduits en raison de la pandémie. 

La province d'Angleterre est en effet entrée depuis jeudi dans un second confinement qui limite les interactions sociales et le gouvernement a demandé aux organisateurs d'événements locaux de «décourager le public d'y assister», voulant réduire les foules «au minimum». 

Mesures trop strictes?

Dimanche matin, le prince Charles, héritier de la couronne, a déposé sur le Cénotaphe une couronne de coquelicots, devenus symboles de mémoire depuis que ces fleurs rouges ont repoussé sur les champs de France et de Belgique où étaient tombés de nombreux Britanniques pendant la Première Guerre mondiale.

Sa mère la reine Elizabeth II a, elle, observé la cérémonie depuis un balcon, après s'être rendue plus tôt dans la semaine sur la tombe du Soldat inconnu, où la monarque de 94 ans a déposé un bouquet semblable à celui de son mariage. 

Boris Johnson a lui aussi déposé une couronne de fleurs sur le Cénotaphe, suivi par le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer et d'anciens Premiers ministres. Une poignée de militaires et de vétérans étaient aussi présents, en nombre très réduit par rapport aux années précédentes. 

Les mesures prises par le gouvernement pour réduire les célébrations ont été jugées trop strictes par l'ex-première ministre Theresa May, estimant que «ces hommes et ces femmes qui ont donné leur vie pour notre liberté méritent certainement mieux».

Le général Nick Carter, chef d'état-major de la Défense, a lui jugé ces restrictions nécessaires, mais a déploré dimanche sur la BBC que certains vétérans aient peut-être expérimenté cette année un «Dimanche du Souvenir» plus «solitaire».