/news/law

Le procès du meurtre de Jacques Choquette s'ouvre à Granby

Photo d'archives, SQ

Le procès d’un homme de Granby, accusé d’avoir tué un entrepreneur qu’il ne connaissait même pas en échange de 5000$ de cannabis, s’est ouvert ce matin. 

«Non coupable», a répété Stéphane Blanchard lorsque le juge de la Cour supérieure André Vincent lui a demandé d’enregistrer son plaidoyer.

C’est un jury composé de douze hommes et une femme qui est chargé du sort de l’homme de 38 ans, inculpé de meurtre prémédité et de complot. 

La présence de Blanchard devant le tribunal est le fruit d’une longue enquête policière qui a commencé le 3 novembre 2016, en Estrie. 

Mystérieuse disparition  

Ce soir-là, le Granbyen Jacques Choquette a quitté son domicile après le souper pour une rencontre d’affaires. 

«Il a dit: “J’en ai juste pour une heure.” Je n’ai pas demandé avec qui ni où», a témoigné sa conjointe Marylène Arteau, au palais de justice de Granby.

Le père de famille de 51 ans n’est jamais rentré chez lui et sa femme a rapporté sa disparition après avoir constaté qu’il n’était pas de retour pour le dodo de son fils de 11 ans.

Ses proches ne se doutaient toutefois pas qu’il venait d’être assassiné dans un rang isolé de Bolton-Est. 

Selon la théorie de la Couronne, c’est Stéphane Blanchard qui aurait abattu l’entrepreneur avec l'une de ses armes à feu.

En guise de récompense, il aurait reçu l’équivalent de 5000$ en cannabis.

Il aurait accepté de tuer cet homme qu’il ne connaissait pas, moyennant une rétribution, à la demande de Daniel Giroux. 

Des liens d’affaires unissaient ce dernier et la victime, ainsi qu’un certain Mathieu Valade Williams, a avancé la poursuite dans sa déclaration d’ouverture. 

Les deux hommes sont aussi accusés du meurtre de Jacques Choquette, mais ils ne subissent pas leur procès en même temps que leur complice présumé.

Voiture incendiée  

Même si la Mercedes blanche de la victime a été retrouvée incendiée à Saint-Valérien-de-Milton. Le lendemain de sa disparition, les policiers et la famille du défunt sont par la suite restés dans le néant pendant longtemps.

L’unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec a mis la main au collet des suspects en novembre 2018, soit deux ans plus tard. 

Et il a fallu six mois de plus pour découvrir les ossements de Jacques Choquette. 

«Stéphane Blanchard n’est pas parvenu à garder ce lourd secret», a affirmé Me Émilie Baril-Côté, qui officie pour la Couronne avec Me Gabrielle Cloutier.

En effet, le tueur présumé aurait fait des aveux filmés aux policiers, que le jury pourra visionner dans le cadre du procès. 

L’accusé est défendu par Mes Jean-François Lambert et Rémi Cournoyer-Quintal.

Dans la même catégorie