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Des fraudeurs se font passer pour des éleveurs d'animaux

TVA Nouvelles

Les familles qui ont décidé d'adopter des chiens durant la pandémie se comptent par milliers, et des fraudeurs y ont vu une belle occasion.

Pressée dans ses démarches, une dame a envoyé son permis de conduire par internet à un faux vendeur, qui s'en est servi pour frauder d'autres clients.  

Cette femme pensait offrir le cadeau idéal à son fils en réalisant l’achat d’un chiot de race sur Internet.

Ce projet s’est finalement transformé en cauchemar, alors que le soi-disant vendeur cherchait à obtenir ses informations personnelles. 

La dame, réticente à l’idée d’envoyer ses informations personnelles, voit le vendeur lui répondre ceci :

«On est en temps de COVID, on est obligé d'enregistrer les gens qui viennent. On n'a pas le droit d'avoir plus que deux personnes à la fois.»

L’acheteuse finit par succomber et transmet les informations inscrites sur son permis de conduire.

Après avoir commis ce geste, impossible d’avoir des nouvelles du vendeur. Ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle réalise qu’on a donné ses informations personnelles en disant qu’elle réalisait la vente des chiens.

Un phénomène récurrent

La Sûreté du Québec confirme une recrudescence des fraudes animalières depuis le début du mois de janvier. Dans les dernières années, plusieurs fraudes du genre provenaient de pays africains.

La porte-parole de la SQ, Catherine Bernard, affirme qu’il est compliqué de freiner ces fraudeurs.

«Ces gens-là, les potentiels suspects n'habitent majoritairement pas au Canada. Ils habitent en fait à l'extérieur du pays. C'est ce qui rend l'enquête complexe», explique-t-elle.

Mme Bernard mentionne qu’il y a un moyen d’éviter ce type de fraude.

«Nous autres, ce qu'on recommande, c'est d'entrer en contact par le biais de visioconférence, que ce soit Skype ou Whatsapp, ou faire des Facetime avec l'éleveur pour pouvoir voir d'une part la mère, de voir les chiots, les installations également. Parce que ça, ça ne ment pas.»

Voyez le reportage de Richard Olivier ci-dessus.