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Les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de l’hôtellerie lancent un appel à l’aide

Collectif de signataires

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En mars dernier, le Québec a été mis sur pause. Le secteur du tourisme – restauration et hébergement, dont l’hôtellerie – est frappé de plein fouet par l’arrêt des activités économiques non essentielles, entraînant dans son sillage l’hôtellerie.  

Depuis, les taux d’occupation sont désastreux ! Actuellement, ce taux frôle à peine les 10 %. Conséquence de tout cela : des milliers de personnes se sont retrouvées sans emploi. Il faut savoir qu’au Québec, cette industrie fait vivre plus de 42 000 travailleuses et travailleurs, dont une grande partie est des femmes, des personnes immigrantes et des jeunes. 

La pire crise de son histoire  

Étant parmi un des premiers secteurs touchés par la pandémie, l’hébergement stagnera longtemps faute de demandes pour ses services. En effet, avec les frontières fermées, la réduction du trafic aérien interprovincial et international et une industrie touristique paralysée, la reprise des activités sera longue, très longue. Selon les experts, elle s’échelonnera sur une période minimale de 18 à 24 mois. Pour les travailleuses et les travailleurs, ces crises sanitaire et économique sont un drame incommensurable. Après huit mois sans emploi, à bout de souffle, ils et elles ont pratiquement tout perdu : détérioration de leurs finances personnelles, carrière brisée dans leur élan, retraites menacées. Nous savons bien que cela aura une fin, mais entre-temps, la détresse psychologique et monétaire commencera à faire ses ravages parmi nos membres et leur famille. Voilà où nous en sommes aujourd’hui. 

Un appel à l’aide!  

L’hôtellerie part de loin et prendra du temps pour s’en remettre. L’hébergement est essentiel au secteur touristique. Les personnes qui voyagent, que ce soit pour affaire ou pour le loisir, doivent pouvoir s’installer dans un endroit agréable une fois à destination. Le secteur de l’hébergement, en particulier celui des hôtels, représente près de 10 % du PIB canadien et 144 000 emplois, ce qui n’est pas négligeable. En outre, les dépenses dans ce secteur génèrent de l’activité économique dans d’autres entreprises comme la restauration, lesquelles ont un effet d’entraînement sur les chaînes d’approvisionnement régionales et locales. Toute l’industrie du tourisme y gagnera. 

Le plan de relance du gouvernement devrait donc prévoir des investissements dans ce secteur d’activité durement touché par la pandémie qui, de surcroît, est à forte prédominance féminine. La FTQ estime que le gouvernement a un rôle à jouer afin d’assurer une relance économique équitable pour les deux sexes. 

Les travailleuses et les travailleurs ont besoin de soutien. Ils et elles espèrent une aide financière de secours pour compléter l’offre des programmes gouvernementaux actuels. Nous parlons ici d’aide pour le maintien en emploi et d’un programme de formation et de perfectionnement pour améliorer les compétences pour ne nommer que ceux-là. Déjà qu’il y avait une pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie, maintenir le lien d’emploi sera aussi un défi. Il faut aussi mettre en place un lieu de concertation réunissant tous les intervenants, incluant des représentants des travailleurs et des travailleuses afin de trouver des solutions adaptées aux réalités du secteur, ce qui assurera le succès de sa relance. La FTQ et ses syndicats affiliés sont prêts à donner un immense effort pour remettre ce secteur sur pied : travaillons tous ensemble pour traverser cette terrible tempête ! 

Signataires

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Dominic Lemieux, directeur québécois du Syndicat des Métallos

Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor

Raymond Larcher, président de l’UES 800

Roxane Larouche, TUAC Canada

Guy Gougeon, Syndicat des Teamsters

Marc-Édouard Joubert, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain

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