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Trudeau prêt pour un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni

Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau se dit prêt à conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni d’ici la fin de l’année.

«Je pense que nous sommes prêts à avoir accompli cela avant le 1er janvier», a-t-il dit au cours d’une entrevue avec le «Financial Times» diffusée mercredi.

La période de transition du Brexit doit prendre fin le 31 décembre et le Royaume-Uni s’empresse d’avoir des accords commerciaux avec les différentes puissances mondiales, indépendamment de l’Union européenne.

«L’accord avec le Canada en est un facile», a ajouté le premier ministre canadien durant la conférence virtuelle organisée par le quotidien britannique.

Il a toutefois relevé que le Royaume-Uni n’a pas la même habitude que le Canada de négocier par lui-même ses traités de libre-échange.

«Le Royaume-Uni n’a pas eu à négocier d’accord commercial dans les dernières décennies alors il y a l’enjeu de ne pas vraiment avoir la bande passante (bandwidth en anglais) à l’intérieur du gouvernement», a soutenu M. Trudeau.

Aussi interrogé sur les relations tendues entre Ottawa et Pékin, le premier ministre est resté ferme sur ses positions.

Il maintient qu’il n’a nullement l’intention de plier l’échine face à la Chine en demandant la libération de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, en échange de celle des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

«Nous faisons tout ce que nous pouvons pour parvenir à une résolution, mais nous ne cèderons pas de terrain sur nos principes de règle de droit et de systèmes de justice qui nous protègent tous en tant que pays face à [cette idée] que la force prime sur le droit, que nous voyons dans certains coins du monde», a-t-il lancé.

M. Trudeau a martelé que le respect du traité d’extradition du Canada avec les États-Unis, en vertu duquel Mme Meng a été arrêtée, n’a rien d’un calcul politique.

«Cela a tout à voir avec nos valeurs et le fait que nous ne croyons pas en la diplomatie coercitive», a-t-il ajouté au cours de la conférence virtuelle organisée par le quotidien britannique.

Michael Kovrig, un ancien diplomate auparavant en poste dans la capitale chinoise et le consultant et homme d'affaires Michael Spavor sont détenus en Chine depuis environ 700 jours.

Leur arrestation, sous prétexte de soupçons d’espionnage, est survenue quelques jours après que Mme Weng, aussi fille du fondateur de Huawei, eut été arrêtée à Vancouver le 1er décembre 2018 puisqu’elle est accusée de fraude aux États-Unis.

En juin dernier, une vingtaine d’ex-diplomates, d’anciens ministres et de juristes canadiens ont exhorté le premier ministre Trudeau, dans une lettre, à mettre un terme aux démarches d’extradition de Mme Meng afin de permettre la libération des deux Canadiens.

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