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Écoles fermées pour un mois: «Ça risque d’être la grosse chicane»

TVA Nouvelles

Le scénario évoqué par François Legault de fermer les écoles pour un mois durant le temps des Fêtes afin de réduire la transmission de la COVID est loin de faire l’unanimité. Mario Dumont y est opposé. 

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«Ma première réaction est négative. Le père de famille en moi se demande ce que l’on protège? Comment on protège l’avenir? On s’assure que l’on ne sacrifie pas une génération du point de vue de sa diplomation», appuie notre chroniqueur politique.

Ce dernier rappelle que les jeunes ont déjà perdu plusieurs semaines d’école durant la première vague, encore plus ceux de Montréal qui n’ont pas repris les classes avant septembre.

«Si on enlève deux semaines aux Fêtes, plus trois journées pédagogiques, plus ce qui a été manqué que l’on doit rattraper. On commence à avoir des jeunes sous-scolarisés», poursuit Mario Dumont. 

Si le gouvernement va de l’avant avec le congé scolaire prolongé, qui s’occupera des enfants pendant que les parents travaillent? Les grands-parents? «C’est ce l’on veut éviter» puisqu’ils sont davantage à risques de contracter le virus, ajoute le chroniqueur. 

«François Legault ne veut pas enlever de temps d’enseignement, donc on ajouterait des jours en juin. Ça semble un non barré au cadenas pour les syndicats de l’enseignement. Ça risque d’être la grosse chicane dans les prochaines semaines. Les partis d’opposition poussaient pour ça et là, ils ne sont plus d’accord», soutient Mario Dumont.

Le dilemme est cornélien. «Troisième vague en janvier ou temps des Fêtes? Il faut choisir. Joyeux Noel!», lance Mario Dumont. 

*** Voyez l’intégrale de sa chronique dans la vidéo ci-haut