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Marie-Ève Morency: de Saint-Eustache à la «Rue King»

Hélène Fleury | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/TVA

Marie-Ève Morency - qu’on pourra voir à nouveau dans «Rue King» à TVA, cet hiver - sait depuis l’âge de 11 ans qu’elle sera comédienne. Fan d’impro, elle parle espagnol, dans la claquette et trouve son chum «tellement romantique et tellement généreux!» Portrait d’une femme heureuse.

Marie-Eve Morency est née dans la banlieue nord de Montréal, à Saint-Eustache. Son père est programmeur en informatique et sa mère est comptable. Sa sœur, Geneviève, a longtemps fait de la danse avant de bifurquer vers un autre domaine et travaille maintenant pour Oxfam.

Les deux sœurs parlent très bien l’espagnol, qu’elles ont appris à l’école. Plus jeunes, Marie-Eve et Geneviève parlaient cette langue entre elles lorsqu’elles ne voulaient pas que leurs parents comprennent! Il y a deux ans, lors d’un voyage à Barcelone en compagnie de sa grande amie Florence Longpré, Marie-Eve était comme un poisson dans l’eau.

«Florence et moi, on s’est rencontrées au collège Lionel-Groulx. J’étais en arts et lettres, et Florence, en sciences humaines. On s’est connues dans la ligue d’impro de l’école. Par la suite, on a fait nos auditions et on est allées en théâtre.»

C’est en cinquième année du primaire que Marie-Ève a su qu’elle voulait devenir comédienne. «Le vendredi après-midi, c’était activité libre. Moi, j’écrivais des petites pièces de théâtre, et je les jouais avec mes amies. À partir de 11 ans, je n’ai jamais arrêté de faire du théâtre.»

Elle a d’ailleurs obtenu son diplôme de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM en 2010. «J’ai aussi dansé la claquette de 9 à 19 ans.»

Prof de Pier-Luc Funk

En 2016, Marie-Eve a gagné le trophée Pierre Curzi pour la recrue de l’année de la LNI. «Ç’a été un beau cadeau dans ma vie. En 2015, les gens de la LNI m’ont appelée pour savoir si je voulais jouer pour eux. C’est à partir de ce moment-là que je n’ai plus jamais perdu espoir. Avant, je faisais mes petits projets, mais c’était difficile.»

Depuis, les choses arrivent l’une après l’autre dans sa vie. «C’est le moment de tous les possibles», confie-t-elle avec enthousiasme.

Marie-Ève, qui joue avec Pier-Luc Funk dans «Rue King», nous a confié qu’elle faisait de l’impro avec le comédien depuis au moins 10 ans. «En plus, j’ai été sa professeure de théâtre alors qu’il avait 9 ans, et moi, environ 18 ou 19. On ne s’est jamais perdus de vue depuis. On a fait de l’impro dans les bars ensemble. Pier-Luc est mon plus vieux partenaire d’impro. On est même allés jouer en Europe ensemble.»

Un amoureux... romantique

Marie-Ève est en amour depuis un peu plus de deux ans avec David Leblanc, un des scénaristes de l’émission jeunesse «Les Sapiens» à Radio-Canada, qui a été une grande aventure pour eux: 130 épisodes sur deux années magnifiques (2018-2020). «On a eu tellement de plaisir toute la gang, Florence Longpré, Geneviève Schmidt, mon chum et moi! On riait comme des fous.»

En femme amoureuse, elle avoue que David a tellement de qualités qu’elle ne sait pas lesquelles elle préfère. Elle arrête finalement son choix: «Il est tellement généreux, tellement romantique, galant et tellement beau!» Bref, c’est l’amour!

Pour l’instant, comme bien des scripteurs, son amoureux est en dépôt de projets auprès de producteurs. Il repart à zéro. Avec la pandémie, ce n’est pas simple, car beaucoup de projets qui avaient été acceptés ont été retardés. Alors, à quand les nouvelles idées? «Moi, je suis dans une phase où je travaille, mais on vit beaucoup d’incertitude en ce moment.»

Quand on lui demande une des plus belles phrases qu’on lui ait dites, elle réfléchit et énonce: «J’étais sur un plateau de tournage, et une maquilleuse m’a dit: “Toi, tu es heureuse. Puis ça, c’est beau à voir!” C’est vrai, je suis heureuse dans la vie. Je dégage le bonheur. Je suis rendue là où j’ai toujours voulu être.»

Vous pouvez voir ou revoir la première saison de «Rue King» sur Club illico. La deuxième saison sera présentée à l’hiver, à TVA.