/regional/estduquebec/basstlaurent

Engouement pour les sapins de Noël

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

La demande est forte cette année pour les sapins de Noël, si bien que plusieurs producteurs craignent de ne pas être en mesure de répondre à la demande de leurs clients.

Depuis quelques années, les producteurs remarquent un engouement pour les sapins de Noël naturel et observent que les consommateurs tendent à privilégier des sapins locaux.

Avec la pandémie, la demande s'avère encore plus forte cette année, tandis que la saison s'est amorcée plus rapidement qu'à l'habitude. Plusieurs personnes ont opté pour devancer d’installation de leurs décorations de Noël, afin de mettre un peu de lumière dans le mois de novembre.

Pour compliquer les choses, la grande majorité des sapins cueillis au Québec (98 %) sont acheminés chez nos voisins du sud. L’industrie génère des revenus de 16 millions $, répartis entre 262 producteurs.

Le président de l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec, Charles Vaillancourt, a affirmé qu’il ne devrait pas y avoir de pénurie puisque les producteurs seront en mesure de livrer autant d’arbres que l’an dernier, mais la forte demande risque de créer une rareté, ce qui pourrait faire augmenter les prix entre 2 $ et 5 $ par sapin.

Cependant, certaines grandes bannières affirment qu’on assiste à une guerre de marché pour les sapins de Noël.

Le directeur du marketing pour la chaine Canac, Patrick Delisle, a confirmé que les acheteurs doivent travailler plus fort cette année. Selon lui, certains magasins pourraient même ne pas avoir de sapins naturels à vendre tellement la demande est forte.

Les sapins devraient arriver dans les magasins d’ici quelques jours, mais afin de garder notre sapin pour toute la période des fêtes il faut bien l’entretenir.
«À l’intérieur, un sapin peut durer maximum un mois, s’il n’a jamais manqué d’eau», a expliqué le producteur Daniel Bélanger.
Selon Mr Bélanger, il est tout de même possible d'acheter immédiatement son sapin. «Si on le laisse dehors, à l’ombre, il n’y a pas de problèmes, puisque juste la rosée et la gelée du matin nourrissent les aiguilles pour que l’arbre se conserve», a-t-il dévoilé.

Les Québécois sont aussi de plus en plus nombreux à vouloir cueillir eux-mêmes leur sapin. Encore là, c’est le retour aux sources et l’engouement pour l’achat local qui expliqueraient le désir de vivre cette expérience

Daniel Bélanger cultive des sapins de Noël depuis 1988 à Amqui dans la Vallée de la Matapédia. Il a remarqué, dans les dernières années, que plusieurs petites familles viennent choisir leur arbre de Noël. «C’est ce qu’on voit le plus: le retour à la tradition familiale et c’est souvent les grands-parents qui viennent avec les petits enfants», a-t-il noté.

L’auto cueillette à la ferme Bélanger se tiendra les 28 et 29 novembre et les 5, 6, 11 et 12 décembre.