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Le tueur de Portapique était heureux d'être «bien armé» face à la COVID-19

Le dentiste responsable de la pire tuerie de masse de l'histoire du Canada était heureux d'être bien armé en vue de la panique qu'allait inévitablement générer la pandémie de COVID-19, selon de nouveaux documents dévoilés lundi. 

Environ un mois avant la tuerie perpétrée les 18 et 19 avril dernier, Gabriel Wortman avait fait état de ses craintes vis-à-vis de la pandémie dans un courriel envoyé à une de ses connaissances.

Dans son message, le tueur néo-écossais qui a fait 22 victimes expliquait que le virus représentait une crise majeure et que «les gens n'ont jamais eu affaire à quelque chose d'aussi gris», peut-on lire dans des documents relayés par le «Chronicle Herald».

Wortman «a dit qu'il n'était pas optimiste et que, lorsque les gens manqueraient d'argent, ils deviendraient désespérés et auraient besoin d'armes».

«Dieu merci, nous sommes bien armés», a ajouté le tueur dans son message.

Des témoignages d'autres amis et connaissances du dentiste dévoilés lundi jettent une lumière troublante sur les aspirations de l'homme. Dans les semaines qui ont suivi la tuerie, plusieurs ont parlé à la Gendarmerie royale du Canada de l'obsession de Wortman pour les armes à feu.

L'un de ces témoins a aussi laissé entendre que l'homme semblait «bipolaire» puisqu'il apparaissait parfois très extraverti et d'autres fois très introverti, apprend-on dans les documents toujours cités par le «Chronicle».

Le samedi 18 avril dernier, Gabriel Wortman a disjoncté à la suite d'une dispute avec sa conjointe alors qu'il était à son chalet de Portapique. Il a mis le feu à divers bâtiments de la petite municipalité de la Nouvelle-Écosse et abattu certains de ses voisins, avant de partir pour une cavale qui aura duré plus de 12 heures, au cours de laquelle il a commis d'autres meurtres, incluant celui d'une policière.

L'homme, qui était déguisé en agent de la GRC et était au volant d'une ancienne voiture de police, a longuement pu échapper aux autorités. Il avait finalement été abattu sur le terrain d'une station-service.

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