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Moderna a déjà un avantage sur Pfizer

TVA Nouvelles

Après l’annonce de Pfizer, la semaine dernière, la société américaine Moderna a annoncé que son vaccin offre une ahurissante efficacité de 94,5%. L’arrivée d’un deuxième joueur en pleine nouvelle vague de COVID-19 est encourageante. De plus, son transport est moins complexe.

Si le premier produit doit être conservé à une température de -70 degrés Celsius, le plus récent des deux peut être entreposé dans un congélateur standard, soit à -20 degrés Celsius, ce qui lui donne un avantage.

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«C’est la température de nos congélateurs et lorsqu’il sera en mode distribution dans les pharmacies ou en clinique, entre 2 à 8 degrés», a expliqué la pharmacienne et professeure à l’Université de Montréal, Diane Lamarre, à l’émission de Mario Dumont à LCN, lundi.

Selon la spécialiste, Pfizer tâche à trouver une solution rapide pour faciliter l’entreposage de son vaccin. 

En ce qui est des résultats de Moderna, environ 9 à 10% des personnes vaccinées ont eu des effets secondaires après la seconde dose tels que fatigue, courbatures, ou rougeur autour du point d'injection.  

«Dans le groupe de 95 personnes qui ont eu le vaccin, aucune n’a été malade. C’est une bonne nouvelle.»

Si une partie de la population se montre sceptique, voire craintive face au vaccin, il faudra effectivement attendre qu’il fasse ses preuves.

«Le vaccin devra démontrer sa sécurité de façon claire et publiée. Quand ce sont des informations transmises par des compagnies pharmaceutiques, ça n’a pas la même valeur. Il faut que les compagnies soumettent leurs données à des compagnies d’experts.

«Ça prend des experts au niveau de l’épidémiologie, mais aussi au niveau de la statistique. Est-ce qu’on a utilisé les bonnes données et utilisé les bonnes statistiques? C’est un travail de fond et les gens doivent savoir que Santé Canada fait un travail très rigoureux.»

En effet, Santé Canada a déjà amorcé certaines analyses de façon indépendante. Les grandes références de la médecine, comme le New England Journal of Medecine et le British Medical Journal ne publieront les résultats que lorsque les compagnies leur fourniront tout en les rendant publics.

Entretemps, le chef de l'Organisation mondiale de la santé a salué les «nouvelles encourageantes» sur le front des vaccins contre la COVID-19, mais il a souligné que «l'heure n'est pas à la complaisance».

«C'est un virus dangereux, qui peut attaquer tous les systèmes du corps. Les pays qui laissent le virus circuler librement jouent avec le feu», a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom.