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Un vaccin obligatoire «n'est pas dans les cartons»

TVA Nouvelles

La probabilité que le vaccin contre la COVID-19 soit rendu obligatoire par Québec une fois qu’il sera disponible est «très, très faible», selon le directeur national de santé publique Horacio Arruda.

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«On a une loi au Québec qui permet une obligation de vacciner dans des circonstances exceptionnelles de crise sanitaire. Je tiens à vous dire qu’on ne l’a jamais utilisée et que ce n’est pas du tout dans nos cartons», a indiqué le Dr Arruda en point de presse mardi, à Québec.

Celui-ci n’écarte toutefois pas entièrement cette possibilité, même s’il la juge «très, très faible».

«Ce n’est vraiment pas comme ça qu’on fonctionne actuellement», a-t-il tranché.

Cette déclaration survient alors que deux candidats-vaccins à l’échelle mondiale – ceux de Pfizer et de Moderna – ont démontré des taux d’efficacité inespérés de plus de 90 %.

Selon un récent sondage de la firme Léger, ce sont près de 69 % des Québécois qui se disent prêts à recevoir un vaccin contre la COVID-19, une donnée en hausse de 6 % par rapport à il y a un mois, avant les annonces des sociétés biopharmaceutiques.

La santé publique n’a pas encore déterminé quels groupes d’individus seront les premiers à être vaccinés, mais elle se basera sur des recommandations de deux groupes de scientifiques au Québec et au Canada.

Les travailleurs de la santé et les personnes âgées pourraient être priorisés, s’est tout de même avancé le Dr Arruda.

Pas la fin des mesures sanitaires 

L’arrivée d’un vaccin contre la COVID-19 ne signifiera pas la fin des mesures sanitaires comme le port du masque, a prévenu le Dr Arruda.

«Quand on va commencer à vacciner, on n’aura pas vacciné l’ensemble de la population. Il va falloir voir comment le virus va réagir par rapport à la quantité de personnes qui ont été vaccinées», a-t-il détaillé.

D’autant plus qu’aucun vaccin n’est fiable à 100 %, rappelle le Dr Arruda. Ainsi, selon les scénarios qui sont actuellement à l’étude, la santé publique n’entend pas modifier sa politique sur le port du masque.

«De penser que le jour où on a un vaccin, on revient comme avant la COVID à court terme, je pense que c’est non», a-t-il admis.

Selon le directeur national de santé publique, il est encore trop tôt pour dire durant combien de mois les mesures sanitaires vont demeurer en place.

«Ça pourrait être entre 12 et 18 mois, ça pourrait aussi être 9 mois. Tout va dépendre de la quantité de vaccins qu’on va avoir et de la réponse de la population à la vaccination.»

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