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Attaques dans le Vieux-Québec: une des victimes raconte les instants d'horreur

TVA Nouvelles

Plus de deux semaines après les attaques qui ont fait deux morts dans le Vieux-Québec, une nouvelle victime est sortie de son silence ce mercredi.

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Depuis sa chambre d’hôpital, Rémy Bélanger de Beauport a pris la parole dans une longue vidéo qu’il a partagé sur ses réseaux sociaux.

Pendant plus de 45 minutes, l’homme raconte en détail ce qu’il a vécu le soir d’Halloween lorsque Carl Girouard a semé l’horreur dans les rues de la Capitale-Nationale armé d’un sabre japonais.

«Il a levé son sabre dans les airs. Je n’ai jamais pensé qu’il allait me frapper avec. Je me suis dit qu’il allait faire semblant. Mais son sabre est redescendu sur ma tête», explique-t-il.

«Ça fait bang. J’ai un peu vu des étoiles, mais je n’ai pas perdu connaissance. J’ai perdu l’équilibre par contre. Je suis tombé par terre. Je me suis reviré en disant : qu’est ce que tu fais? Je n’ai pas paniqué, mais je ne m’attendais tellement pas à ce que ça arrive.»

Celui qui est encore hospitalisé à l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec confie que l’assaillant a continué de l’attaquer par la suite, mais que ses souvenirs sont flous.

Rémy Bélanger de Beauport a subi de nombreuses blessures au dos, aux mains, aux épaules, à la tête ainsi qu’aux hanches.

Il a d’ailleurs dû être transféré à Montréal un moment pour y subir une chirurgie aux doigts.

Résilience     

Dans cette vidéo, l’homme blessé fait par ailleurs montre d’une grande résilience, affirmant qu’il a déjà pardonné les gestes de son agresseur.

«J’étais dans l’ambulance le 31 octobre et je lui avais déjà pardonné (...) Pour moi ce gars-là, s’il a été "fucké" par quelque chose pour commettre ce qu’il a commis (...) C’est probablement la même chose qui peut me "fucker" moi ou qui peut vous "fucker" vous», dit-il.

«Nous sommes dans un contexte où quand t’as besoin de services en santé mentale, c’est extrêmement difficile d’avoir accès à des soins qui ne coûtent pas une fortune. Juste avoir un peu d’écoute... Peut être que ce gars-là, c’était un électron libre qui aurait eu besoin d’un filet puis on n’a aucun filet installé nulle part.»